mardi 30 décembre 2008

Bilan

30 décembre. Petit retour en arrière sans nostalgie sur l'année quasiment écoulée.
J'en retiendrais quelques images fortes, car c'est une de ces années dans une vie dont on dit souvent qu'elles sont charnières.
Elle restera marquée par l'arrivée de la quatrième génération, et le passage du statut de père/fils, à celui de grand-père/père/fils. L'agrandissement prévu ( et quelquefois rapide..) du cercle familial qui ouvre les horizons et fait découvrir de nouvelles personnalités. Si l'on y rajoute la perspective de plus en plus proche de la fin de l'activité professionnelle, déjà bien programmée, c'est effectivement un changement important qui s'amorce.
c'est aussi de nouvelles perspectives. Il va falloir réinventer un mode de vie, et de fonctionnement sur des bases fondamentalement différentes. C'est des richesses potentielles en terme de découvertes de nouvelles activités ou de nouveaux centres d'intérêt.
En bref, ça bouge.. et pour un gémeau même ascendant vierge, ça reste l'essentiel.

mercredi 10 décembre 2008

8 Décembre.

Pour un Lyonnais, le 8 décembre c'est une date qui marque le rythme de l'année. Il y avait longtemps que nous n'avions pas déambulé dans Lyon ce soir si particulier dans la vie locale.
Lundi, les hordes de touristes venus assister à ce qui est devenu la "fête des lumières" ayant déserté, nous sommes partis via le nouveau tramway pour un périple pédestre dans la cité des deux fleuves.
Départ de Perrache, place Carnot et son marché de Noël. Petites cabanes en bois coloré d'où sortaient des effluves de spécialités culinaires diverses, de crêpes, de barbe à papa ou de vin chaud et son odeur caractéristique de cannelle, odeur omniprésente partout sur notre parcours.
Remontée de la rue Victor Hugo, les Lyonnais allument toujours des milliers de petites bougies qui brillent en vacillant aux fenêtres. Elles ont de la peine à lutter sur les grandes artères avec la débauche de lumière électrique, mais dès que l'on sort un peu des grands axes, dans les petites rues adjacentes, c'est elles qui font l'âme de cette soirée.
Sandwich et brownie absorbés en marchant la tète en l'air.
Place Bellecour et sa grande roue gigantesque. Débauche de lumières vives et mouvantes.
Traversée de la Saone au milieu des ponts abandonnés pour un moment aux piétons.
Devant la cathédrale, magnifique projection sur la façade de couleurs vives ( surtout du bleu..). Reconstitution des statues par images virtuelles dans les niches aujourd'hui vides. Création de décors fictifs mais réaliste pour un monument de cette époque. Et des spots qui se déplacent comme pour indiquer les particularités à remarquer.
Je ne sais pas si c'est proche de la réalité de ce que fut cette façade, mais si oui, elle parait bien terne aujourd'hui...
Retraversée de la Saone, direction Saint Nizier et une autre projection sur le devant de l'église. Forcément un peu moins impressionnante après celle de Saint Jean, mais originale quand même..
Entrée sur la place des terreaux, et là au milieu d'une foule immense, une féerie d'images projetées à la fois sur le palais Saint Pierre et sur l'hôtel de ville. Un scénario, une petite histoire de quelques minutes, pleine de fraîcheur enfantine et des applaudissements ( mérités..) à la fin.
Remontée des petites rues animées de la presque île. Toujours ces odeurs de vin chaud à la cannelle. Ici un aquarium virtuel au milieu de la place. Là une projection plus savante sur la façades du théâtre des Célestins..
Retraversée de la place Bellecour à qui ils ont enlevé une partie de ses platanes ( mais ils vont replanter, c'est prévu..)
Traversée du Rhone et retour via la ligne D du métro, celle qui n'a pas de conducteurs.
En tout 4 heures de marche zigzagante, mais malgré le froid vif sous le ciel clair, une joie profonde d'avoir pu assister à la métamorphose de la ville.
Comme c'était écrit en gros sur la colline de Fourvières, " Merci Marie".

dimanche 30 novembre 2008

Les colonnes perdues..

Quelques décennies avant que le christ naisse à Betlhéem, Munatius Plancus fondait, sur ordre de son supérieur hiérarchique Jules César ( celui d'Astérix), et sur la colline située dans une boucle de la rivière Saone, la colonie Romaine de Lugdunum. C'était le 09 0ctobre en - 43.
Elle deviendra plus tard capitale de toutes les gaules, et chaque année, le 02 Août, tous les chefs des différentes tribus gauloises s'y retrouvaient pour une sorte de grand conseil sans doute très festif. Cela faisait parait il beaucoup de monde, et on avait donc construit à cet effet une sorte de sanctuaire dit des trois gaules, enjolivé au cours des siècles et notamment par l'empereur Hadrien qui y fit adjoindre deux magnifiques colonnes de granit monolithes, qui encadraient l'autel de Rome et d'Auguste.
Elles étaient hautes d'environ 10 mètres, provenaient d'Egypte et supportaient chacune une victoire ailée.
Longtemps les archéologues se sont demandés ce qu'elle étaient devenues après la période de déchéance de l'ex capitale impériale puis la fin de l'empire vers l'an 400.
Elles étaient trop grosses pour avoir été transportées très loin.
Finalement on a fini par les retrouver, devenues 4 au lieu de 2. Elles soutiennent le clocher roman de la magnifique église d'Ainay construite au moyen âge pour être l'abbatiale du monastère du même nom.
On a eu l'occasion de visiter ce bel édifice samedi, et j'ai pu approcher ces magnifiques colonnes légèrement rugueuses au toucher, dont on se demande comment avec les moyens de l'époque, ils ont pu les déplacer et les positionner.
Les moines bâtisseurs avaient récupéré déjà toutes les pierres du soubassement de l'église sur la collines de Fourviére, en tapant dans les restes des monuments gigantesques abandonnés là haut depuis plusieurs siècles faute d'eau d'abord ( les aqueducs avaient été pillés pour récupérer le plomb), et faute d'entretien sans doute aussi.
Cette église de style roman et monastique impressionne par sa simplicité et son orientation vers la prière intérieure.
Le roman, c'est Dieu qui parle à l'homme dans l'obscurité et la simplicité. Le gothique c'est l'homme qui rend grâce à Dieu dans l'élévation et la lumière. Bien sur la technique est passé par là, mais il n'empêche; le monde a changé et l'attitude face à Dieu aussi au cours du moyen age.
Un petit passage dans la chapelle gothique, un peu cachée en retrait pour ne pas casser l'ensemble roman, et ce afin de saluer les trois archanges, Raphael, Michel et Gabriel.
Notre guide était intarissable sur son église, et elle a su nous faire partager sa passion pour ce haut lieu de l'histoire Lyonnaise.

lundi 17 novembre 2008

Dans la brume..

On avait repéré, et récupéré, lors d'une de nos précédentes marches locales, une invitation pour celle qui se déroulait pas très loin de chez nous ce week end. Malgré un temps peu engageant nous avons quand même décidé de la faire. La dernière fois que nous avions marché dans le coin, nous étions quelques personnes et la plupart du temps, nous avions les chemins pour nous tout seuls. En plus il faisait beau.
Ici, nous étions au dire des organisateurs pas moins de 1500 marcheurs et il faisait quasi froid. Après nous êtres inscrits et avoir reçu notre feuille de route, nous sommes donc partis dans la brume et le crachin qui mouille pour un parcours annoncé de 13 km.
Au départ , nous suivions des routes et des chemins assez larges, et l'affluence n'était pas trop pesante. Puis vinrent les parties dans les bois plus étroites, et ou le passage répété des marcheurs associé à la pluie importante de ces derniers temps, et au crachin incessant, avaient transformé les chemins creux en copie des tranchées de la Somme. Nous nous faisions l'effet d'êtres des poilus remontant dans la boue les saignées de Verdun. Pour compléter la similitude,il y avait la queue au premier ravitaillement de campagne, et après une longue attente, nous avons eu droit à la gamelle composée de fruits secs, d'un bout de brioche, de chocolat et d'une pomme. Boisson chaude ou froide en sus. Ravitaillement debout dans la bruine, qui en recouvrant les lunettes de fines gouttelettes accentue encore l'effet vaporeux du brouillard ambiant. Départ pour la deuxième partie. Petites traversées de ruisseau sur des rondins rendus glissants par la pluie et la boue. Assistance à quelques mamies en galère. Descentes périlleuses au milieu de la foule en basket qui regrettait les chaussures à crampons. Heureusement que l'on avait nos rangers..Salut amical aux vaches locales qui se demandaient franchement ce qu'il se passait ce matin là. Deuxième ravitaillement, nouvelle queue avec nos collègues de ballade qui ressemblaient de plus en plus à des grognards lors de la retraite de Russie.. Avec le vin chaud cette fois, celui qui redonne un coup de tonus à condition de ne pas en abuser. Fin de parcours quasi solitaire car beaucoup de participants avaient coupé au plus court ( tricheurs...).
Retour au gymnase du départ. Nouvelle queue pour avoir à manger de façon plus roborative. Saucisson chaud et pommes de terre à l'eau. Puis permission. Retour à la maison. Petit coup de pompe post effort et post repas. Douche, cheminée et sieste. Là c'est sur que les poilus nous auraient enviés. Mais quand on y pense, la dernière fois que j'ai pataugé dans la boue comme ça, ce devait être à l'armée, et j'étais obligé. En plus, il va falloir nettoyer les chaussures.
Et on était contents..
L'homme est quand même un mammifère bizarre.

lundi 27 octobre 2008

Eaux chaudes..

Je suis en décalage pour raconter nos week end, mais les semaines défilent tellement vite que le temps m'a fait défaut la semaine dernière.
Ce n'est pas grave, car finalement le recul permet de discerner l'essentiel.
Il reste des point marquants. La cathédrale du Puy par exemple. Nouvelle visite, mais en arrivant par une autre porte que la majestueuse entrée principale en haut de son escalier impressionnant. On est rentrés dans l'édifice directement par sa partie la plus ancienne. Ca change tout. Petit salut en passant à la statue de Saint Jacques, point de départ quasi obligé des marcheurs du fameux chemin des étoiles.
On a vu un couple qui s'apprêtait à partir. Un petit tour pour prendre son carnet du pèlerin. Un tampon, et en avant...
Finalement on est ressortis par le grand escalier, et c'est encore plus grandiose. Il plonge vers la ville basse, et au delà on voit les collines par lesquelles il va falloir entamer le périple.
Le Samedi matin, visite de Chaudes aigues et de sa source d'eaux chaudes à 82 ° C. Il faisait -4° à l'extérieur. Rude contraste. Les romains avaient déjà entrevus ce que l'on pouvait faire de cette manne naturelle. C'est un super chauffage central. Quand on a visité l'église, jolie, mais sans particularité, on est entrés dans un bâtiment que l'on attendait glacial, et oh surprise, il y faisait très doux. On entendait de l'eau couler sous les dalles, et pour cause, il existe sous le sol, tout un réseau de canalisations que l'on peut fermer ou ouvrir à l'aide de vannes rudimentaires et qui grâce à l'eau des sources donne cette sensation agréable.
On a visité le musée tout proche de la géothermie. L'eau qui vient du plateau de la Margeride, descend en quelques millénaires jusqu'à 5000 mètres, trouve un point chaud, et en empruntant un réseau de failles inclinées, remonte en quelques minutes à la surface.
Samedi après midi, soins au centre thermal spécialisé dans les problèmes d'arthrose. C'est très agréable, surtout les massages... Le personnel avait bien l'air un peu surpris que l'on ai mal nulle part, mais on leur a expliqué que c'était un week end découverte. On verra plus tard pour une éventuelle utilisation thérapeutique. On est pas pressés..
Dimanche matin, parcours découverte du plateau de l'Aubrac. Arrêt obligatoire à Laguiole pour acheter un "vrai de vrai certifié" des célebrissimes canifs. On a appris que seul un tout petit pourcentage des couteaux dits "laguiole" vendus dans le monde entier sont fabriqués ici. La marque a oublié d'être déposée, et du coup les copies, bonnes ou mauvaises, fleurissent de partout.
Le mien a son certificat et est garanti à vie. C'est vrai que pour la faire jouer le cas échéant, il faut remonter ici. Pourvu qu'il tienne bon...
Passage au hameau de Aubrac qui a donné son nom au plateau. On comprend pourquoi cette partie du chemin de Saint Jacques peut être soit merveilleuse par un beau temps calme et ensoleillé, soit sinistre, si il fait froid et qu'il pleut... Le plateau lui même s'étend à perte de vue. Seuls les murets de pierre sombre, les vaches et quelques fermes basses et isolées rythment le paysage.
Si l'on rajoute à cela quelques bons repas, et notamment des fromages locaux à se pâmer, on en conclura que la France profonde a décidément du bon et gagne à être connue...
La prochaine fois on parlera du peintre Balthus, mais comme disait Kipling, cela est une autre histoire.

lundi 13 octobre 2008

Culturissimo...

Tout a commencé vendredi soir avec le spectacle de Gérard M., un chanteur à texte dans la lignée des Boby Lapointe, un peu Joel Alain dans le style pour les connaisseurs, et qui nous a complètement sorti du temps et balancé dans l'espace, avec ce qui ressemble à des chansonnettes, mais qui en fait sont des morceaux de bravoure à l'écriture poétique, comique, et profonde à la fois.
Il avait une formation composée de musiciens doués capables de passer du piano à la batterie, de la clarinette à la cornemuse, de l'accordéon à la guitare. Ce genre d'exercice me laisse pantois..
La chanson " Olga", celle qui n'aime pas les babas mais les éclairs si, qui n'aime pas Ajaccio, mais Calvi si, qui ne veut pas faire d'enfant mais l'élever si....., nous est restée un long moment dans la tète.
Finalement pas si longtemps d'ailleurs, car samedi lever 6 heure pour un départ à Lausanne ( Helvetie pour ceux qui n'auraient pas compris les contradictions de la belle Olga...). Arrivée voilée dans la brume du lac, vite suivie par le beau temps et visite du musée de l'Hermitage situé dans une ancienne maison de maître au milieu d'un grand parc magnifique..
Parcours fulgurant dans la peinture Italienne du 14 ème au 17 ème siècle. Évolution frappante du statut de l'artisan doué mais mal payé, considéré au même titre que le charpentier ou l'ébéniste comme un décorateur d'intérieur à celui de l'Artiste reconnu honoré, grassement payé et courtisé par les plus grands. Débordé aussi, au point de faire des Ateliers ou les élèves préparent les grandes lignes du tableau, et ou il fignole les détails qu'il s'est réservés, souvent mains et visages, et signe.
Ils ont nom Bellini, Raphael, Canaletto, Titien, Le Tintoret ou Botticelli.... ou mème Carpaccio...Ils ont des thèmes récurrents comme les Vierges à l'enfant toutes plus belles les unes que les autres ( et ou l'enfant à toujours le sexe apparent, pour que l'on sache bien que ce n'est pas un ange, mais bien un homme...) Tout est codifié, encadré, mais la technique est époustouflante quand on vous l'explique en détail.
Nous avions déja vu des tableaux de ces maitres à Venise, mais ils sont dans des églises, sombres de la suie des cierges et mal éclairés. Ici ils ont été restaurés, les couleurs claquent, les rouges, les verts, les bleus.. et ce n'est plus du tout la mème peinture...
Après midi au musée de l'art Brut, toujours à Lausanne ( ville qui ne semble pas connaître le terrain plat..).
Totalement un autre univers. L'art Brut est fait par des gens qui n'ont jamais eu de formation artistique, qui ne créent que pour eux et pas pour être vus, et qui travaillent souvent la nuit en enchaînant des thèmes récurrents jusqu'à l'obsession. Ce sont souvent des autistes, des aliénés ou au moins des gens très troublés. Comme un fait exprès, dimanche soir on a été voir le film " Séraphine" qui raconte l'histoire vraie de Séraphine de Senlis, sans savoir qu'il illustrerait à merveille notre visite de la veille.
Si on rajoute à ce programme que dimanche après midi, je me suis fait plaisir en allant voir le film de Martin Scorcese sur les Stones (Shine à light) et que j'ai failli me mettre debout dans le cinéma ( heureusement pratiquement vide) aux premiers accords de Jumping Jack Flash, qu'à la fin de chaque morceaux, je me retenais pour pas applaudir, on aura un aperçu de ce que l'on pourrait appeler un certain éclectisme culturel.
Mais j'aime bien...

mercredi 8 octobre 2008

Boum badaboum ( dixit Lilou Dallas...)

Le château de carte s'effondre. Les financiers sont dévorés par le monstre qu'ils ont créé, et les hommes politiques essaient tant bien que mal de freiner la chute d'un système ou tout repose sur la confiance des plus naïfs, c'est à dire nous, ceux qui ne comprennent pas grand chose au dit système .
Le pire, c'est que l'on apprend aujourd'hui que beaucoup "d'experts" ( ceux qui savent toujours tout.....aprés) n'ignoraient pas que cet édifice monté à la va vite par des investisseurs pressés de gagner un maximum d'argent dans un minimum de temps, reposait sur des piliers dont un grand nombre étaient pourris. Surtout aux USA patrie des cow boys..
Ça fait un peu penser à Venise : une ville aux palais magnifiques, mais qui reposent sur des morceaux de bois enfoncés dans la lagune et dont beaucoup sont en très mauvais état.
Résultat : le monde devient surréaliste. On voit des états ultra libéraux comme les Etats Unis d'Amérique des Busch et la Grande Bretagne de Margaret Thatcher nationaliser leurs banques à tour de bras, comme aux temps de la révolution bolchèvique. On voit également des milliards sortir de partout et filer à gauche, à droite au secours de tel ou tel, alors qu'on a entendu leurs propriétaires, il y apeu, dire qu'ils étaient fauchés et ne pouvaient pas augmenter le pouvoir d'achat des travailleurs.....
Ce matin à la radio j'ai entendu l'intervention d'un chef d'état Africain qui disait que pour l'instant cette crise était une affaire de riches, mais qui était surpris de voir que quand on réclame quelques centaines de millions d'euros pour lutter contre la faim dans le monde, c'est " circulez y rien à voir" comme disait Coluche, et qui voit aujourd'hui circuler ces milliards à des vitesses électroniques.
Tout cela est bien sur plus compliqué, mais les fondamentaux sont bien là. C'est une crise des boulimiques de la possession. Le toujours plus préféré au toujours mieux.
Les milliardaires Russes nouvellement enrichis continuent encore à louer des hôtels et des yacht sur la cote d'azur ou ils baffrent goulûment caviar et vodka entourés de call girls de luxe, et tout ça pour récupérer au mieux une bonne gueule de bois le lendemain matin.
Peut étre que demain ils boiront pour oublier qu'ils sont ruinés. Les slaves sont comme ça.
Le Pape lui même s'insurge contre la perte des vraies valeurs et l'absence cruelle d'éthique que tout cela sous tend. Peut être aussi que le trésorier du Vatican laisse des plumes dans cette tourmente.
Même les alter mondialistes ne rigolent pas . Ils ont aussi des économies... On est vert on en est pas moins homme. Aujourd'hui ils sont peut étre verts de peur ou de rage, va savoir..
En gros tout le monde en veut à tout le monde de lui avoir cassé son jouet avec des écrans tout plein partout et des courbes ascendantes, quelquefois de façon indécentes. Une érection finançière...
Si l'économie dite réelle n'avait pas hélas de gros risques de pâtir au moins un certain temps de
ce gigantesque ratage, il y aurait certainement une mine d'enseignements à tirer de cette
monstrueuse gabegie issue de la révolution technologique informatique, de la globalisation des échanges et de l'absence de "sages" pour tempérer les fous....
Peut être que certains traders touchés par la grâce vont se reconvertir dans l'humanitaire.
On aura bouclé la boucle...

dimanche 21 septembre 2008

Plein les pattes.

Après deux week end atypiques passés l'un à déménager en Provence et l'autre à marier en Helvétie, celui là se présentait de façon plus classique.
Un peu de VTT vendredi soir, histoire d'évacuer un peu les toxines accumulées durant une semaine d'activité alternée entre bureau/personnal computer et clients moyennement motivés.
Ce fut l'occasion de croiser une belle biche, plutôt jeune, pour autant que je m'y connaisse en âge de biches.
Mon chef venait d'évoquer avec moi la façon dont il pensait organiser le travail en 2009 et commencer à préparer mon départ programmé pour Novembre.
Il fait son travail de chef, et planifie. Ça a le mérite d'être clair. Prépare ta retraite mon gars.
On va y réfléchir..
Samedi matin, retour à la piscine. On s'est retrouvé pratiquement la même équipe. On avait l'impression de faire la rentrée des classes.
Pour le reprise, le programme était très simple. 300 m de dos, 300 m de brasse et 400 m de crawl. Histoire de décrasser un peu l'organisme. Un km à l'heure, ce n'est pas très rapide la nage.
Mais ça fatigue quand même.
Après midi shopping, histoire d'assumer notre rôle de moteurs d'une économie basée en grande partie sur l'acte consumériste.
Achat d'une oreillette blue tooth pour éviter le fil quand on utilise le téléphone en voiture, ce qui comme chacun le sait n'est pas recommandé.
Repas du samedi soir avec Nano et Simone et soirée télé Québécoise dans le registre nostalgie avec plein de vieux tubes des années 70/80. Ce qui est sur c'est qu'on les connait mieux que les musiques récentes. On a du décrocher...
Ce matin première randonnée pédestre de la saison. Départ sur place à Villefontaine. On a pris le circuit de 12 km comme entrée en matière. Le temps était idéal. le parcours sympa, et on a même vu un écureuil pas farouche. Nouvelle petite ballade cette après midi avec Del J.B et le bibi. Juste histoire de ne pas s'endormir devant la télé.
En conséquence, je ne pense pas être embêtant ce soir, et le film quel qu'il soit aura intérêt à être captivant.
Et on remet ça le week end prochain, avec en plus au programme la visite à pied de Crémieu le Samedi après midi.
Pendant ce temps les finances mondiales yoyotent au rythme de milliards de dollars virtuels, dont seulement 2% reposent sur une base matérielle réelle. Tout le reste n'est que valeurs spéculatives de produits fantomes. Les riches ont pétés les plombs. Ils voient défiler des chiffres sur leurs ordinateurs. Savent ils encore que se promener à pied ne coute rien et permet de voir la vraie nature du monde. J'en doute...
Crazy world.

lundi 1 septembre 2008

C'est reparti...

Premier septembre. Tout le monde ou presque se remet dans le bain après la trêve estivale.
Des vacances, il reste les images, les rencontres, les sensations, que les photos ( très nombreuses depuis l'arrivée du numérique..) permettent de rendre plus tangibles.
Il est vrai que les travaux effectués la première semaine dans ma salle de bain ne resteront pas liés aux vacances. Mais ensuite elles ont démarrées.
Mise en bouche en passant par la Provence, toujours aussi bleue et blanche.
Il y a du déménagement dans l'air.
Puis, ballades en montagne avec les grimpettes jusqu'aux cols en passant par des lacs aux eaux bleues sombres reflétant les nuages; les marmottes sifflant à l'entrée de leur repaires, plantées sur leurs pattes arrières; les plantes bizarres que l'on ne voit qu'à ces altitudes...
Cette impression d'être au dessus de tout, dans un endroit qui se mérite par l'effort, c'est ça un souvenir.
La fondue savoyarde était très bien aussi. Convivialité de se retrouver entre frères, soeur, beau frère et belle soeur. C'est des moments pas si fréquents et à apprécier.
La "culture" n'a pas été oubliée non plus avec des visites comme Saint Vérand, Briançon ou les citadelles de Vauban restées bizarrement très proche de ce que furent à l'origine ces mini villes de garnison fortifiées.
Tourisme technologique avec le barrage de Serre Ponçon, un mixte entre plusieurs techniques ( et beaucoup d'eau derrière). On s'est même baignés dans le lac artificiel ainsi formé. Hormis son niveau fluctuant et ce que l'on sait de ce qui est enfoui dessous, il pourrait passer pour un lac naturel.
Un passage par l'Ardèche, histoire de se rattacher à la tradition ( manger du civet de Sanglier et des pizzas, boire du pastis, jouer à la pétanque, se baigner dans la Beaume.......) et quelques anniversaires marquant des décennies pour clore un mois bien rempli..
Ce fut l'occasion de faire des photos de groupe et de se rendre compte du coté " tribu" de la famille. Une tribu éparpillée, sans véritable chef, ni organisation, mais qui reste malgré tout un des piliers de nos sociétés, un de ses derniers éléments structurant..
Bon ce n'est pas le tout, mais maintenant au boulot....

lundi 28 juillet 2008

Repas d'affaires...

Comme il est de coutume en cette période de l'année, j'avais invité ce midi deux clients au restaurant. L'un des deux n'ayant pas pu se libérer, c'est avec un autre de ses collègues que je connaissais beaucoup moins que nous avons été déjeuner. Nous avions prévu d'aller dans un petit restaurant du coin avec une terrasse sous les platanes, et pas très loin de l'eau, mais voilà, comme ils travaillent dur le week end, ils ferment le lundi. Nous nous sommes donc rabattus sur un restaurant de zone industrielle, pas chouette du tout à l'extérieur, mais plutôt bien agencé à l'intérieur. La patronne qui était très enceinte ( c'est prévu pour Septembre..) nous a proposé le plat du jour..
Nous avons donc commencé à discuter, et comme je disais que j'avais faim, parce que le repas d'hier soir, sandwich à Fourviéres, avait été frugal, la discussion a embrayé sur la musique et les concerts.
Mes deux interlocuteurs avaient 40 et 52 ans, et l'on s'est vite rendu compte que l'on avait été nourris à la même musique. On a évoqué les parents qui ne comprenaient rien à ce que l'on écoutait sur nos transistors. Il s'est vite avéré que l'on était souvent dans les mêmes concerts.. Mark Knopfler ( Juillet 96 à Fourviéres, j'ai vérifié...), j'y étais, et même que l'on s'était gelés. C'est vrai. Et Deep Purple au Palais des sports ( Date ?..), c'est le jour ou ils ont failli se battre après le concert, ça a été la dissolution. Figure toi, qu'ils sont passés ces jours ci à Vienne, il parait que c'était génial, c'est un copain qui me l'a dit. Et le Jazz, et Paco de Lucia, et Santana. Et le son de Black Sabbath, tu te souviens, ce son lourd, grave, c'est parce que le guitariste avait 3 phalanges en moins, et comme il jouait avec des prothèses, il détendait les cordes de sa guitare pour que ce soit plus souple.. Ah bon ... je savais pas. L'un de mes invités avait fait pendant des années partie d'un groupe de musique de bal en tant que batteur. Il avait côtoyé de temps à autre Annie C. ( fichu caractère...) ou Claude F. ( un sacré batteur, c'était son poste d'origine..).
Le temps est passé comme une fusée. Nous aurions pu encore discuter des heures de Camille ( magnifique performance vocale et originalité, mais comment renouveler maintenant son style ou le faire évoluer), de the Do ( mélange de Rita Mitsouko , avec des influences diverses et variées). On est tombés d'accord pour dire que la Chanteuse avait une très belle voix, mais que coté guitare électrique, ce n'est pas ça. Le morceau d'eux que j'ai préféré, c'est le rappel, quand elle a chanté toute seule avec une guitare sèche une chanson de type folk. C'est sûrement sa vraie voie...
On a parlé soirées sous les étoiles ou sous la pluie, très chaudes ou très froides ( si si je t'assure, pour buddy Guy, on est partis en plein milieu de son show tellement on se gelait..).
En fait on a pas du tout parlé travail...
C'était un repas d'affaire...

dimanche 29 juin 2008

Surprise...

Dimanche matin. Il fait déjà chaud. Hier piscine, et le soir anniversaire de C.
Coucher tardif, réveil pas très matinal, enfin bref, pas trop envie de sortir l'un des vélos qui sommeillent à la cave.
Proposition pour une marche matutinale en couple.
Accord de l'intéressée. Équipement minimum, sac à dos léger, gourde, quelques sous au cas ou...
Départ direction le village de Roche via ce qui devait être dans le temps la route principale, devenue depuis chemin à marcheurs et vététistes.
Arrivée en haut de la cote, impulsion soudaine, et si on passait sur le place de roche, il y a un marché. On trouveras peut être des bons fromages...
Sitôt dit sitôt fait. Arrivée dans le village, et là, ho surprise, animation intense, embouteillages, musique, stands. "Fête de la ruralité", ça ne s'invente pas....
Tour des stands, et re surprise, paf, brocante. Ah ben ça alors....On savait pas... C'est de notre faute, on achète jamais le journal local.... On arrive à savoir ce qui se passe à paris, mais pas à Roche...
Tiens au fait, on a besoin d'un parc et d'une poussette pour le bibi, on pourrait jeter un oeil.. On sait jamais.
Oh le beau parc emballé proprement dans du plastique. Il a l'air tout à fait en bon état. Combien ?...10 Euros dit le papa. Maman elle avait dit 15 rétorque la petite de 8/10 ans qui jouait à la marchande sur le stand.
Allez, va pour 12,50 Euros. Tope là. On passe le prendre tout à l'heure.
20 mètres et un Coca Cola plus tard : et cette poussette c'est combien ?. Bon état pas trop roulée... pliante à 3 roues.
20 Euros. On ne discute pas, il y a déjà plusieurs clients sur le coup.
Qu'est ce qu'on fait maintenant ?, on redescend comment ?
On met le parc sur la poussette et on reprend le chemin de l'aller en sens inverse.
Pas trop vite, la poussette n'est pas tout terrain...
Finalement on a fait que 6 km. C'est moins que prévu au départ.
Mais bon, il faut parfois se laisser interpeller par les évidences...
On ne maîtrise pas tout...

jeudi 12 juin 2008

Live

J'ai depuis toujours été fasciné par les concerts en public. Je commence à en avoir un nombre certain à mon tableau de chasse, et à des degrés divers, la magie à toujours jouée.
Les groupes ou les chanteurs ( rarement seuls, mais c'est arrivé quelquefois, exemple Francis L., ou Maxime L.F....) changent; les lieux sont divers et variés, les mises en scènes sont grandioses ou intimistes; on est plus ou moins réceptif, plus ou moins bien installé, mais si la musique est bonne, on se grave des souvenirs.
Le dernier en date était à Marseille, dans un stade immense.
C'était une première, j'avais déjà fait une ou deux fois des concerts dans des stades, mais ils étaient plus petits, et il n'y avait pas 50.000 personnes.
La sonorisation nécessaire pour ce genre de lieu est impressionnante, et les distances sont telles qu'il faut mettre des écrans géants partout, sinon on ne voit pas du tout les acteurs du show .Mais si le temps est serein, là encore, on se laisse emporter par la musique.
En fait, il y a l'avant concert ou l'excitation monte et qui fait déjà partie du tout, et le concert lui même. Après, ce n'est plus pareil; en général on est crevés, plus ou moins sourd, et on va digérer...
Certains lieux sont plus magiques que d'autres. Les anciens théâtres Romains par exemple. Nous avons la chance d'en avoir deux dans la région, Vienne et Fourvière, et ils ont eux l'immense avantage d'avoir une acoustique formidable, et une configuration telle que l'on y voit bien de partout. Pour peu que la soirée soit douce, on assiste au coucher du soleil en première partie, c'est déjà du spectacle. On voit quelquefois les orages tourner dans le lointain. On guette leur approche éventuelle, ça rajoute du piquant.
Certaines petites salles créent d'autres ambiances. Les théâtres "normaux" se prêtent en général très bien à la musique des auteurs compositeurs interprètes. Ils peuvent si ils se sentent bien en phase avec le lieu et le public, changer assez radicalement leurs façons d'interpréter leurs propres compositions.
Souvent pendant ces moments privilégiés on se sent en phase avec ses voisins. On échange quelques mots. C'est souvent frustrant de ne pas partager plus, mais bon...
Un concert, c'est à la fois toujours un peu pareil, et toujours nouveau.
C'est surtout une équation à plusieurs inconnues : le lieu, la musique, la lumière, le public, et toi..
Dans quel ordre ?....

dimanche 1 juin 2008

Charmant lieu

C'est une auberge plutôt moderne de conception, mais ou l'on mange très bien dans un cadre agréable.
De sa table, on peut apercevoir un grand champ, parsemé en cette période de fleurs multicolores. Est ce le climat très chaud et humide de ce printemps tropical ?, mais les fleurs des prés sont magnifiques. Il y a des bleuets, des boutons d'or, des coquelicots... Tout cela mélangé au vert cru des jeunes pousses d'herbes donnerait envie de peindre si l'on s'appelait Manet. Pour compléter le coté champêtre du tableau, quelques charolaises placides promènent leurs masses blanches dans ce qui semble être leur restaurant gastronomique à elles.
Au fond coule une rivière plutôt molle en temps normal, mais très nerveuse en ce moment, enjambée par le célèbre pont Romain à trois arches.
De l'autre coté de la rivière se détachant sur le bleu pale du ciel légèrement plombé, la ville étire ses anciens remparts de pierres dorées, et ses maisons à colombage dont l'arrière donne directement sur le cours d'eau.
Les premiers habitants de ce lieu étaient des moines. Pas fous les anciens..
Quand je suis arrivé pour déjeuner, la dame qui me connaît un peu m'a prévenu ; nous avons aujourd'hui trois cars de personnes âgées, et cela risque d'être bruyant. Elle m' installé à une petite table en retrait de l'un des groupes composé de 27 "seniors", 23 femmes et 4 hommes. Comme l'a d'ailleurs fait remarquer l'une des participantes assez guillerette pour ses ... je ne sais pas, disons plus de 80 ans... : " ça manque de messieurs...". L'animatrice un tout petit peu plus jeune, disons 70 ans.., a prévenu que pour démarrer, pendant l'apéritif, nous allions chanter.
Aie aie aie, je n'avais pas remarqué en entrant un jeu d'enceintes et un ensembles de matériel de play back. J'ai donc eu droit aux interprétations par un chanteur local à la voix typique des chanteurs du temps à quelques reprises des tubes d'Edith Piaf et Yves Montand ( jeunes...).
Je dois dire que j'ai plutôt apprécié. La serveuse était catastrophée. Elle m'a demandé au moins dix fois si cela ne me dérangeait pas. A vrai dire pas vraiment. Puis les plats sont arrivés et tout s'est arrêté d'un seul coup, la musique et les bavardages. Seul le bruit des fourchettes et quelques expressions classiques du type "quelqu'un peut il me passer le pain" ont rythmés la fin de mon repas que j'ai bien sur fini bien avant eux.
L'hôtesse m'a dit qu'ils étaient là au moins jusqu' 18 heures.
J'avais un rendez vous en début d'après midi , mais il m'a fallu une petite marche digestive prés des ruines de l'ancienne abbatiale Romane pour reprendre le fil de ma vie professionnelle.
Quel changement par rapport aux restaurants d'affaire ou tout le monde mange le nez dans son journal ou sur son portable, avec l'air pressé de celui qui perd son temps quand les plats ne s'enchaînent pas assez vite.

samedi 17 mai 2008

Couleurs

Printemps en France. Impressions colorées...Quel meilleur moyen de décrire les multiples paysages traversés ces derniers mois que par les couleurs. La lumière quand il y a du soleil les fait chanter, mais elles changent avec le passage des nuages ou la pluie.
Aujourd'hui il pleut beaucoup et du coup les nuances de vert du jardin sont brillantes, dures. Hier au soleil elles étaient mates et tendres. C'est pourtant le même jardin.
Prenez la Picardie. Sous le soleil, les champs de colza parsèment de taches jaunes agressives des nuances de vert variables selon les essences des bois ou leur profondeur. Bleu du ciel, blanc éclatant des cumulus éclairés par le soleil, petites taches mobiles plus sombre là ou ils font de l'ombre. Couleur des maisons oscillant entre les beiges chauds des pierres tendres, et le rouge passé des briques des cités dites ouvrières. Blanc presque crayeux du château de Pierrefond au soleil couchant, gris ardoise des toits qu'il domine.
Clair obscur, coloré par les vitraux, de l'église Saint Jacques de Compiègne ou Jeanne d'Arc se recueillit un 23 mai (ça ne s'invente pas...) avant d'être arrêtée dans sa folle équipée.
Fleurs du jardin ou des arbres qu'il contient. Rajoutons le vert de la cuisine fraîchement repeinte, ou le bleu et rouge de la tondeuse glissant sur le jaune pale du gazon.
Petit détour par L'Yonne, pays vert s'il en est. Au milieu des prés et des bois glisse un rivière vert profond, longée par un petit canal aux eaux beaucoup plus sombres. Mais tout cela est parfaitement subjectif. Que passe le moindre nuage, et tout change.
Les peintres d'une époque ont passé leur temps à essayer de capter et de restituer ces impressions colorées. Leur nom en est même dérivé. Et tout cela avec des tubes de couleurs fabriqués à Mouy. Là encore ça ne s'invente pas.

jeudi 10 avril 2008

Impressions Vénitiennes.

L'eau, .... Elle est partout......, au pied des palais, entre les maisons, sous les ponts. Elle lèche toutes les bordures ou attendent des gondoles richement décorées. On l'a même vue un soir remonter sur la place Saint Marc par les bouches qui sont censées l'évacuer. C'est l'acque alte. Phénomène local . A Venise, ou tu vogues ou tu marches. On ne roule pas. Toute la ville ne vit que grâce à ce que lui amène des tas d'embarcations diverses et adaptées. Les bus sont des vaporettos,des motoscafo ou des motonaves. Encore des bateaux. C'est une ville gagnée sur la lagune d'où sont partis des marchands marins ou des marins marchands, sur des galères ou des voiliers fabriqués localement à l'arsenal, et dont ils ont fait la fortune.
La fortune entraîne la splendeur. Rien n'était trop beau pour cette république des doges. Des palais de partout, peints du sol au plafond par des artistes passés à la postérité et dont les noms sonnent à nos oreilles : Le Tintoret, Titien, Véronése...Certains étaient peintres officiels de la république. Ils ne travaillaient qu'à Venise ou ils sont quelquefois inhumés. C'était des mercenaires de la Peinture. Et que dire des sculpteurs ( Canova..), des orfèvres, des verriers dont Murano a gardé les traditions, des brodeuses de Burano, des architectes bien sur, mais aussi des mosaïstes qui se sont éclatés dans la basilique Saint Marc ou des horlogers de génie qui ont réalisé des mouvements merveilleux qui nous impressionnent encore aujourd'hui. Il ne doit pas exister de techniques de l'époque de son apogée ou Venise n'ait côtoyé l'excellence.
Venise transpire l'art, Venise est l'art...
Et l'Histoire... Elle est partout. On a couché dans la maison natale de Marco Polo ( ou au moins à son emplacement..). Tout ce que le monde compte de célébrités est passé par Venise. Proust, Turner, Byron, Chateaubriand, Goethe,Etc.. Wagner y est mème mort comme d'autres.. Vivaldi y a composé...
Venise ne se visite pas. Elle se flaire. Il faut se laisser porter par la ville, et c'est elle qui vous tire là ou elle pense qu'elle va vous surprendre.
Elle est riante et vivante le jour. Sombre et mystérieuse dès la nuit tombée. C'est une ville de contraste. Ombre et lumière . Beau et laid, richesse et pauvreté, douceur et violence, sainteté et débauche.. Canova et Casanova.
On en rêve encore plusieurs jours après l'avoir quittée.
Certaines images sont sans doute gravées à jamais dans nos mémoires.
Rajouter à tout cela une pincée d'accent Italien.
Arrivederci...

lundi 24 mars 2008

Paques aux tisons.

Lundi de Pâques et il neige. Rien d'exceptionnel, je me souviens de week end de Pâques à Saulieu vers la mi Avril ou il neigeait, et ou il faisait très très froid. Disons qu'avec le réchauffement climatique on aurait pu espérer un temps plus printanier. Du coup, samedi , on a fait du shopping ( du magasinage comme disent nos cousins du Québec..),et le soir on a été au cinéma local.

Comme ils ne jouaient plus, momentanément, le film culte du moment, on était à nouveau revenu à la normalité, soit une dizaine de personnes dans la salle du ciné club. La semaine dernière on a vu le moment ou l'on ne pourrait pas assister à la séance faute de places. La recette pour faire un film qui marche n'est pas si compliquée. Un peu de couleur locale, de l'humour, pas de violence, pas d'armes , un peu d'amour et de la chaleur humaine.

En fait rien que de très normal. C'est à se demander pourquoi ces malades de ricains s'évertuent à faire des films de boucheries, anxiogènes et simplistes. On a encore vu une bande annonce qui nous a laissé plus que perplexes. On est à la limite du pathologique. Ou bien alors les lobbies Américains, et notamment ceux des armes et de la pharmacie financent... Ceci expliquerait cela.

Dimanche, faute d'avoir pu assister, par oubli, à la cérémonie Pascale Oecuménique du vendredi soir, j'ai été à la messe à Four, dans la tempête de neige. Après avoir bien secoué mon manteau pour faire tomber tous les flocons, j'ai assisté à une messe qui m'a ramenée 30 ans en arrière à l'époque de Ribes ou même plus loin de Bénonces. Il y a quelque chose de touchant dans ce coté immuable de certains rites. On retrouve là bien sur tous les anciens, mais aussi quelques très jeunes avec leurs parents qui s'ennuient autant que nous à leur âge. Par contre, il y a un grand vide dans les tranches d'âge des ados et des jeunes adultes... Il est vrai que ça manque cruellement de rythme et d'animation. Mais c'est peut être ce coté reposant qui maintien chez les aînés le besoin de cet espace de stabilité.

Après midi familiale autour de la cheminée. On a bien profité du nouvel arrivé dans le cercle, et les appareils photos ont fonctionné. C'est fou d'observer comme la vie se met progressivement en place dans un petit être ou tout n'est que mobilité et expression.

dimanche 16 mars 2008

Anecdotes

Ce matin VTT. Temps incertain, routes mouillées, pas trop de courage après la piscine d'hier = VTT. L'avantage du VTT dans le secteur, c'est que tu modules ton itinéraire au gré de ton humeur ou de tes sensations.
Parcours classique : les 4 vents, le plateau, montée raide sur Four, re montée en direction Chezeneuve, bifurcation direction le bois de Roche et plus si affinités....
En arrivant à Four, je double une petite fille à vélo qui tenait son chien en laisse. Je lui demande en passant si il est efficace comme chien de traîneau. Elle me répond du tac au tac : " Non il n'est pas efficace du tout, il s'arrête tout le temps". Ce qui m'a le plus surpris, ce n'est pas qu'elle me réponde, mais qu'elle maîtrise aussi bien le mot " efficace". Je m'attendais à un regard interrogateur du style effi...quoi ?
Encore un préjugé lamentable à revoir. Non les jeunes ne sont pas tous en panne de vocabulaire.
Grimpette encore au pied de La grande Forêt. Coup d'oeil au ruisseau qui déboule le long de la petite route, et qui semble en pleine forme ce matin. Ça sent le débit printanier..
Arrivée à la ferme du carrefour. Vu un gros chat tout ébouriffé par le vent, qui part en courant quand il me voit arriver. Il file vers un grillage dont les maille carrées font environ 12x12 cm. Je m'attend à ce que le matou passe par dessus le dit grillage. Surprise, il passe à travers. Ah ça alors... Les apparences sont trompeuses. J'en déduis que, sous les poils, l'animal ne devait pas être si impressionnant que ça.
Descente pépère vers Roche. Discussion sur la place du marché avec des membres connus du comté de jumelage de V.. venus vendre des gâteaux pour se faire des sous.
On est pratiquement tous de la même génération, et ceux qui sont déjà à la retraite investissent ce genre d'association. Résultat, on retrouve les mêmes un peu partout. C'est finalement assez sympa. J'en profite pour annoncer que je suis également rentré dans le club des " papis".
Bon c'est pas le tout, mais il y a encore des pensées à planter, résultat d'une visite consumériste du samedi après midi au "pays du jardin" du coin ( traduction à peu prés sure..).
J'ai acheté également un pulvérisateur sophistiqué pour mettre de l'engrais dans mon gazon.
Le printemps rend optimiste....

dimanche 24 février 2008

Reprise

Ce matin c'est décidé, je ressort le vélo de route. Le vrai au dire des spécialistes, quoique le VTT n'ai rien à lui envier à mon gout en terme d'effort.
Un petit coup de gonflage histoire que la bète soit plus souple, et hop en avant pour cette première virée depuis longtemps. Le temps est beau, pas trop frais ( 7 °), la gourde est pleine, et le gars, bien qu'un peu émoussé par la piscine de samedi matin ( surtout la papillon...), est prét.
Départ pianissimo. Allons bon, mauvaise surprise, j'avais compté sans ce petit vent de Sud Est ( tiens, bizarre comme vent..) qui va m'opposer une résistance farouche durant toute la première partie du parcours. Direction Vienne, les lignes droites pas marrantes, surtout avec le vent de 3/4 face, mais qui permettent de s'échauffer sans trop forcer. Ouf, voilà le sèchoir à Maïs. Direction à gauche toute aprés avoir laissé passer tous ces fadas qui vont on ne sait ou, mais qui y vont vite..
Ah, vive les petites routes. Direction Oytier. C'est moins beau qu'au printemps ou en été, et en plus ca sent nettement moins bon parce que les paysans du coin ont du asperger leurs terrains d'engrais.
Passage à Oytier ou deux jeunes vététistes me coupent le route sans un mot d'excuse. Encore deux qui n'ont jamais du apprendre les règles minimum du " vivre ensemble".
La cote qui mène à St. Georges est à l'abri du vent. Il y fait presque chaud. Je double un ancien qui monte sa forte corpulence à la ville sur un vélo plus typé utilitaire que loisir..Lui répond avec allegresse à mon bonjour ( une autre génération..).
Saint Georges est calme, pas l'agitation habituelle du Dimanche matin. Ils sont peut ètre tous au ski..
Direction Charantonnay, descente appréciée, et retour du vent dans la plaine, latéral cette fois, celui qui t'oblige à pédaler penché.
Je croise plusieurs groupes de 10 à 15 cyclistes, mélangés en age et en sexe. A l'intérieur, il y a ceux qui sont à l'aise, et puis il ya ceux dont on sent qu'ils souffrent pour s'accrocher.
Ce doit étre épuisant de ramer pour rester lié à un groupe un jour "sans".
Artas, nouvelle grimpette, la cuisse droite commence à se faire sentir. Il faut dire que la gauche, si je n'y fait pas attention n'en fout pas une rame. Souvenir d'une vieille entorse au genou, sans doute. Je décide de lui faire prendre le relais pour la cote. Heureuse surprise, j'ai maintenant le vent dans le dos et ça monte ( presque) tout seul.
Me voila rendu sur le plateau en un rien de temps. Ici c'est le bonheur. Descente quasiment jusqu'à Villefontaine à part un lèger faux plat dans Roche.
Arrivée par le tour de l'étang histoire d'eviter le boulevard, et retour au bercail.
On raccroche la bète, on enlève casque et gants, une bonne douche bien chaude, et récupération devant l'escapade gourmande de Petirenaud.
J'ai faim...

dimanche 17 février 2008

Ballade

Depuis longtemps nous envisagions de faire en vélo la ballade qui longe le rhone en traversant toute la ville de Lyon.
Mais finalement on a décidé de la faire d'abord à pied avant de se lancer avec nos vélos.
On s'est garé vers le Novotel à Gerland, et aprés une tentative infructueuse pour louer des Vélo'v ( la machine ne marchait pas..), on est finalement parti comme prévu, à pied, chacun équipé de la nouvelle paire de chaussure achetée la veille à Décathlon en prévision des marches dans Venise. Celles de nos chaussures ayant fait New York et la Corse ayant atteint leur limite raisonnable de Km. Elles finiront comme les autres dans les cailloux ardéchois, aprés la période normale réservée au bricolage local.
La ville de Lyon a fait un superbe travail d'aménagement des berges, et comme le rhone est trés bas et très calme en ce moment on se serait cru au bord d'un ( long) étang.
Il y avait beaucoup de monde, à pied, en vélo, en roller, et ce dans tous les styles.
Du jeune sportif en VTT de compétition, au couple de papi /mami en vélo'v, en passant par tous les styles d'engins à deux roues sans moteur.
Idem pour les vètements, du jogger suréquipé, à la "bourgeoise" en talon haut et chihuaha dans les bras. J'ai mème vu des jeunes couples promener leur chat en laisse...
Tout le long des quais sont amarrées des péniches, soit de croisiére, soit restaurant ( mobile ou non..) , pubs ou salles de spectacles.
Il y a des jeux pour les gamin dans des mini square..
Vers la fosse aux ours ( dénomination que lui ont toujours donné les Lyonnais, bien que le trou à l'origine du nom n'existe plus), la ville a aménagé des gradins qui en ce jour ensoleillé étaient occupés par toute une population plutot jeune, lisant, jouant de la guitare, ou regardant passer le monde, ce qui est une occupation universelle....
Aprés un halte roborative à Ciné Cité, autre lieu idéal d'observation de la société d'une ville comme Lyon un dimanche aprés midi, dans toute sa diversité, retour par le méme chemin mais dans l'autre sens.
Les pieds ont souffert un peu, mais finalement c'est beau une ville le jour...

samedi 2 février 2008

Fulgurance.

Après quelques mois et moult réflexions,
Le chef nouveau a dit : réorganisation.
D'entités régionales plus ne sera question,
En files nationales, demain nous agirons.

Lui ici, toi là bas et lui là, allez soldats,
Formez vos bataillons et marchez au combat !
Les troupes, un peu surprises, demandent :
D'ou vient le nécessaire de telle sarabande.

Car enfin, dis moi vieux compagnon :
N'étions nous pas, autant qu'il m'en souvienne
Tout à la mise en oeuvre des régles sensées pérennes
Du chef qui, il ya peu, nous fixa nos missions...

Nos victoires n'ont certes pas l'éclat d'Austerlitz,
Mais elles sont avérées, attestées dans des listes.

Pas assez fulgurant répond l'état Major.
Des chinois nous sommes loin d'égaler le record.

Rève insensé des hommes, voler toujours plus haut,
Puis un jour comme Icare, s'écraser sur le dos..

dimanche 27 janvier 2008

Rhume

Nez bouché, tète dans du coton, yeux qui pleurent. Le diagnostic semble assez évident, c'est un rhume. Retour sur la semaine écoulée pour en découvrir le genèse.
Samedi dernier, piscine le matin. Rien à signaler, sinon un oubli de lunettes compensé aimablement par un prêt de celle du maître nageur. Course à midi pour manger en vitesse et partir sur Lyon au musée des Beaux arts afin d'admirer un très belle exposition d'objets du quotidien de l'Egypte, depuis l'antiquité jusqu'à la naissance de l'Islam. La guide était passionnante et maîtrisait parfaitement son sujet. L'intérêt c'est que les objets étaient petits et correspondaient à des usages banaux de l'époque. J'en ai plus appris sur la religion des Egyptiens de l'époque en 2 heures que tout ce que j'avais pu comprendre jusque là. En fait, ces gens étaient très logiques en fonction des connaissances de l'époque, pragmatiques dans leur relation au divin, et pas si loin de nous que cela finalement.
Par contre il faisait très chaud dans le musée... et beaucoup de monde égal beaucoup de petits chiffres dans l'atmosphère ( Pub...).
Dimanche, apéritif avec les voisins pour faire connaissance avec les nouveaux arrivés. Toute le rangée était là. Temps magnifique. Résultat, on a fait cela dehors, et ça a duré 3 heures. Pas de sensation de froid, mais immobile trois heures dehors au mois de Janvier, alors qu'en avril il ne faut pas se découvrir d'un fil ......
Dimanche après midi, café à Beauvoir pour rencontrer les frontaliers Helvètiques qui étaient de passage.
Semaine habituelle avec son lot de rentrées, sorties, voiture, habillage, déshabillages. Passages constants du chaud au froid et vice versa.
Matinées gelées, il faut gratter la voiture. Après midi ensoleillées, il fait presque bon.
Mardi réunion toute la journée pour un " Temps fort". Bourrage de crane et message directs ou subliminaux. Alternance permanente de :"c'est bien", suivis dans la foulée de : " attention vous dérivez" ou "vous n'aurez pas de bonus cette année parce que nous n'avons pas tenu nos objectifs sur tel indicateur secondaire" ( alors que toi, tu as tenu les tiens d'objectifs, et que tous les autres indicateurs sont au vert...). Régime de douche écossaise moralement éprouvant.
Si tu rajoutes à cela une crise financière qui te laisse réveur sur les degrés insensès de cupidité que peuvent atteindre certains étres humains.....
Mardi soir, gym dans une salle gelée. Même l'échauffement n'a rien réchauffé du tout. On a fait une parie du cours avec nos sur vètements.
Jeudi soir spectacle de danse au théâtre. Très beau programme, vivant et varié. par une compagnie Espagnole. Le thème général tournait autour du Bouddhisme et de sa philosophie.
Pleins de citations en fond de scène sur un écran géant. Il aurait fallu pouvoir les noter au fur et à mesure. Résultat, elles nous ont semblé très justes, mais pas moyen d'en retenir une...
Chaleur intense dans le théâtre et sans doute à nouveau profusion de petits chiffres.
Vendredi Valence et des clients agréables, mais mistral qui te transperce d'un coté alors que le soleil te chauffe le dos de l'autre.
Discuter affaire avec un gros rhume, n'est pas le moyen le plus efficace de convaincre un client de quoi que ce soit.
Mais un hiver sans rhume en serait il un..
Bon , une bonne tisane, un comprimé quelconque et la cheminée. On va chasser les miasmes.

jeudi 3 janvier 2008

Et c'est reparti...

Et voilà, les fêtes de fin d'année sont derrières nous. On en garde plein d'images, de souvenirs des bons moments passés en famille ou avec les amis. C'est maintenant l'époque des voeux et l'on s'échange des tas de mails plus originaux les uns que les autres pour se souhaiter dans l'ordre, santé, bonheur et un peu de sous. Vont venir rapidement derrière les galettes et les rois Mages. Il sera alors temps de démonter la crèche et le sapin et de passer aux choses sérieuses : plan d'action, préparation des budgets, remise à jour des marchés, tout ce qui est nécessaire au bon déroulement du business commercial.
Nous aurons bien sur droit aux bilans de l'année écoulée, et de toute façon il faudra faire mieux en 2008. C'est d'ailleurs une chose surprenante que cette nécessité vitale de nos sociétés dites industrielles de toujours faire plus. On appelle cela des challenges.. Et le pire, c'est qu'en général on y arrive.
Dans les magasins, les jouets ont fait place au blanc, et les petits commerces se préparent activement pour les soldes. Et l'année reprend son rythme de croisière. On va parler bientôt vacances de neige, jeux olympiques en Chine et vacances d'été.
On se calme, on se calme...... On prend le temps de savourer les moments sympas, sans se projeter trop en avant, sinon on va se retrouver à nouveau à préparer le sapin de Noël 2008.
Notre société a semble t'il perdu le sens du temps qui passe. C'est le principe du challenge qui ressort. On ne te laisse plus flâner, on t'aspire. C'est comme dans le métro à Paris. au début tu regardes les gens qui courent, perplexe, et si tu ne te méfie pas au bout de 6 mois tu cours plus vite qu'eux.
Tant que je n'aurais pas compris pourquoi les dinosaures ont occupés la terre 150 millions d'années, ni pourquoi il y a 17.000 ans entre Chauvet et Lascaux, je me poserais la question du temps et de son amplitude relative.