jeudi 28 octobre 2010

Contrariété..

Quand un rendez vous pris depuis plus d'un mois, et avec difficultés, auprès d'un des nombreux rouages administratifs nécessaires au bon fonctionnement de notre système compliqué, est annulé une heure avant pour cause de grève, on est contrarié.
La date de l'échéance approche ( je suis normalement en retraite au premier Janvier 2011), et une partie du dossier qui devait se traiter aujourd'hui est reportée à on ne sait quand.
Que faire ??? S'agacer, pester, râler. C'est fait..
Essayer de trouver une solution pour sortir de cette situation, cela ne dépend pas de moi, mais de la bonne volonté de mes interlocuteurs dont j'attends qu'ils se manifestent.
Je suis en train de finir la biographie de Voltaire qui s'est battu toute sa vie contre toutes les formes d'intolérance, et notamment le pouvoir absolu des monarques et celui des religions dans leurs formes inquisitoriales.
Qu'aurait il fait dans une République administrative et Jacobine ?...

dimanche 17 octobre 2010

Balade..

Tout commence la veille, le mercredi, par la préparation du sac à dos.
Penser aux vêtements de rechange, maillots de corps principalement, car rien n'est plus désagréable que de rester à l'arrêt avec un maillot trempé par la sueur. Le casse croûte bien sur, les petits en cas pour les creux de milieu de matinée, bâtons télescopiques, lunettes de soleil, chapeau, trousse de traitement de la bobologie, une cape de pluie et un vêtement chaud toujours utile.
Ne surtout pas oublier la gourde remplie le matin même.
Rendez vous au car vers 8 heures. le trajet est l'occasion d'échanger avec les habitués sur le parcours de la semaine précédente, puis sur l'ensemble des problèmes du monde et de ses environs.
Arrivée sur place en général vers 10 heures. Les plus impatients ne tiennent plus en place, et à peine le temps de finir de lacer ses chaussures que les plus rapides sont déjà sur le trajet prévu, par peur de se faire coincer dans les chemins étroits par les plus lents. Faisant partie de cette " élite", je m'efforce de suivre, difficilement au début, des départs toujours trop rapides à mon goût. Puis le rythme s'installe, et comme les débuts sont pratiquement toujours des montées, une fois les écarts creusés, tout se stabilise. A une cadence rapide, car mes compagnons de route sont des gens qui n'aiment pas traîner et dont on a souvent l'impression que le phénomène de la marche est plus important pour eux que les paysages qu'ils traversent, nous entamons nos périples. Le vrai marcheur parle en km certes, mais aussi et surtout en dénivelés positifs. Une vraie marche se doit de monter vite et haut. Heureusement, il y a les pauses photos régulières qui permettent d'admirer les paysages toujours magnifiques qui nous entourent. Nous passons de sous bois en crêtes, de crêtes en surplombs, et de surplombs en sommets avec vues imprenables.
Quelquefois, il y a du brouillard et on ne voit rien, mais cela ne ralentit pas la marche et donne des atmosphères très particulières avec la sensation de se déplacer dans un monde fantastique.
l'ambiance au sein du groupe est excellente. Nous nous parlons en marchant quand les chemins sont assez larges et les montées pas trop rudes.
Je ne m'attarde pas sur les pauses pipi, faciles chez les messieurs, toujours sujettes à un rituel délicat et communautaire chez les dames.
Vers midi, on trouve un coin abrité du vent, si possible, pour casser la croûte et laisser reposer un peu les musculatures sollicitées. Le début d'après midi est en général plus calme, on réadapte souvent les parcours pour ne pas arriver au car, ni trop tôt, ni trop tard bien sur..
Comme nos guides malgré leurs GPS se plantent quelquefois, les fins de parcours se font souvent au pas de course pour compenser telle boucle qui faisait 5 km ( une heure) sur la carte mais qui en fait s'avère beaucoup plus gourmande en temps. Il faut compter aussi avec les erreurs d'orientation qui mettent un peu de stress et de piment de temps en temps.
Arrivée au car, soulagement, on replie les bâtons, on change les maillots. On boit un coup si il y a un bistrot et si le temps est suffisant. Le retour est souvent plus calme. Les petits coups de pompe accentués par la douce torpeur de la chaleur ambiante du véhicule sont propices aux sommes réparateurs.
Après un au revoir rapide sur le parking, chacun repart chez lui en rêvant de la bonne douche chaude qui l'attend. Une fois changé, restauré et réhydraté, il sera temps de défaire le sac et nettoyer les chaussures.
On range tout jusqu'à mercredi prochain.