Depuis quelques semaines les changements se succèdent à un rythme accéléré dans la world company qui me verse un salaire mensuel.
Tout a commencé par le haut comme souvent. On change le grand chef, qui change les sous chefs, qui seraient eux mêmes dévalorisés si ils ne changeaient rien ni personne.
Nos formes de management modernes ont inventé le changement pour le changement. Le changement comme une fin en soi.
Finalement pendant quelques temps ont est tranquille parce qu'il y a l'excuse qu'il faut bien que les choses se mettent en place pour mesurer les résultats. De toute façon, ils ne seront pas à la hauteur des objectifs, puisque le principe même d'un objectif c'est d'être ambitieux et donc rarement atteint. Ce n'est pas grave, dans 3 ans on regardera ceux qui n'ont pas réussi leur "challenge " deux ans de suite et on leur demandera de bouger. Ceux qui ont réussi aussi d'ailleurs. Seuls les "tièdes" ont une chance de durer un ou deux ans de plus. Les maîtres mots c'est " changer, bouger, évoluer".
En fait,c'est toute la société qui est atteinte. Beaucoup de nos contemporains vivent à l'air du changement. Ils changent de portable, de voiture, de télé, de maison,de compagne ou de compagnon. Je présume qu'il y a une explication à ce besoin perpétuel de mouvement.
Peut être celui de ne jamais aller au fond des choses. Une sorte de zapping à grande échelle.
Brice de Nice et son surf. En surfant sur les éléments de la vie apparente, on peut espérer ne pas être submergé par la vague de la réflexion.
Personnellement étant né sous le signe des gémeaux, le changement ne me gène pas. Je le trouve même assez sympathique. Je me demande seulement ou se situe son efficacité et sa logique intrinsèque.
Ce qui se fait sans le temps ne résiste pas au temps.
Mais qui cherche vraiment à faire des choses qui résistent au temps.
Deux contre exemples musicaux, le dernier CD live de Paul personne qui passe en ce moment sur la chaîne ( du blues, encore du blues) et les Stones au stade de France. Tant que les anciens pourront nous balancer "Jumping Jack Flash" sur scène, cela prouvera au moins que quelques points de stabilité demeurent.
Les chiens aboient, la caravane passe...
samedi 16 juin 2007
dimanche 10 juin 2007
Samedis...
Quoi de commun entre une visite détaillée de l'aqueduc du Gier qui amenait l'eau vive du Pilat à Lugdunum aux temps de la ville impériale petite soeur de Rome, et une ballade en vélo avec famille et amis au bords du lac d'Annecy.
Pas le climat c'est sur. Autant la première était froide et pluvieuse, autant la deuxième était chaude et ensoleillée.
Ni les paysages. Quoi de commun entre les collines ondulées et pleines d'arbres fruitiers ( n'est ce pas mesdames les gourmandes qui ont chapardé des cerises sur les arbres bordant les chemins..) des monts du Lyonnais, et la somptuosité du Lac d'Annecy dominé par la Tournette très claire, et longé par le Semnoz et ses forets de pins vert sombre. D'ailleurs à Annecy, c'est bien le vert qui domine, car l'eau du lac est verte. Et oui, pas bleue...
Pas en commun non plus les participants. Connaissance de l'art est une association très chouette mais ou la dominante participative, c'est les dames mures avec un profil d'enseignantes.
Le vélo, c'est le domaine des enfants et des jeunes adultes, avec quelques moins jeunes qui aiment ça.
alors quoi de commun direz vous. Le thème : non. L'aqueduc du Gier est un formidable ouvrage construit par des architectes remarquables, avec sa succession de tunnels, de ponts finement ouvragés, de siphons, véritables prouesses techniques et dont les tonnes de tuyaux de plomb ont malheureusement disparues. 85 Km de long pour que l'eau coule naturellement aux fontaines et dans les palais de la ville haute ( 300 mètres à peine). Cela prouve bien l'importance que l'eau courante devait avoir pour les romains. Mais l'expression un travail de Romain prend tout son sens.
Hier, pas de thème sinon celui des retrouvailles avec des tètes connues mais que l'on voit peu souvent.
Une bonne ballade en vélo sur l'ancienne voie ferrée réaménagée en piste cyclable ( plat, mais 40 km quand même), un pique nique au bord du lac, une sieste à l'ombre. Rien de vraiment culturel.
Alors un point commun ?
C'était un Samedi.
Pas le climat c'est sur. Autant la première était froide et pluvieuse, autant la deuxième était chaude et ensoleillée.
Ni les paysages. Quoi de commun entre les collines ondulées et pleines d'arbres fruitiers ( n'est ce pas mesdames les gourmandes qui ont chapardé des cerises sur les arbres bordant les chemins..) des monts du Lyonnais, et la somptuosité du Lac d'Annecy dominé par la Tournette très claire, et longé par le Semnoz et ses forets de pins vert sombre. D'ailleurs à Annecy, c'est bien le vert qui domine, car l'eau du lac est verte. Et oui, pas bleue...
Pas en commun non plus les participants. Connaissance de l'art est une association très chouette mais ou la dominante participative, c'est les dames mures avec un profil d'enseignantes.
Le vélo, c'est le domaine des enfants et des jeunes adultes, avec quelques moins jeunes qui aiment ça.
alors quoi de commun direz vous. Le thème : non. L'aqueduc du Gier est un formidable ouvrage construit par des architectes remarquables, avec sa succession de tunnels, de ponts finement ouvragés, de siphons, véritables prouesses techniques et dont les tonnes de tuyaux de plomb ont malheureusement disparues. 85 Km de long pour que l'eau coule naturellement aux fontaines et dans les palais de la ville haute ( 300 mètres à peine). Cela prouve bien l'importance que l'eau courante devait avoir pour les romains. Mais l'expression un travail de Romain prend tout son sens.
Hier, pas de thème sinon celui des retrouvailles avec des tètes connues mais que l'on voit peu souvent.
Une bonne ballade en vélo sur l'ancienne voie ferrée réaménagée en piste cyclable ( plat, mais 40 km quand même), un pique nique au bord du lac, une sieste à l'ombre. Rien de vraiment culturel.
Alors un point commun ?
C'était un Samedi.
lundi 4 juin 2007
Corsica
Il fallait bien une semaine pour laisser se décanter les multiples images de ce séjour printanier en Corse. Il y en a tant que c'est difficile de trouver un angle d'attaque pour un récit. Mais je pense que le principe premier, c'est les couleurs. C'est une île colorée. En bleu d'abord, par le ciel et l'eau. Je devrais dire par le Ciel et les eaux tant leurs nuances qui vont du bleu roi au vert émeraude sont multiples. Et toujours avec cette transparence propre aux fonds peu sableux et pas trop mouvementés.
Par la pierre ensuite. Rouge des calanches de Piana, noir des coulées basaltiques de Scandola, gris aux multiples tons des aiguilles de Bavella, blanc crayeux des falaises de Bonifacio, blanc vif des plages de sable.....
Et puis le vert, toutes les nuances de vert à l'image de la diversité de la végétation sur l'île qui va des palmiers aux châtaigniers en passant par les chênes et les sapins, sans oublier les cactus et les pourpiers. Au printemps on a en plus droit aux fleurs. C'est un bonus.
On pourrait aussi parler des odeurs et notamment de celle du chèvrefeuille, caractéristique.
C'est une île sensuelle en cela qu'elle réveille nos sensations.
Surtout si l'on y rajoute la gastronomie, avec ses fromages " corsés", sa charcuterie " sauvage", les confitures peu connues de figues et de myrte et les vins rosés de Patrimonio.
Un peu de souffle du vent frais des lacs de la Restonica, ou de celui beaucoup plus doux d'un crépuscule à l'île Rousse. Sans oublier les vapeurs d'huile chaude du tagazzou qui relie l'ile Rousse à Calvi.
C'est mieux qu'une carte postale..
Par la pierre ensuite. Rouge des calanches de Piana, noir des coulées basaltiques de Scandola, gris aux multiples tons des aiguilles de Bavella, blanc crayeux des falaises de Bonifacio, blanc vif des plages de sable.....
Et puis le vert, toutes les nuances de vert à l'image de la diversité de la végétation sur l'île qui va des palmiers aux châtaigniers en passant par les chênes et les sapins, sans oublier les cactus et les pourpiers. Au printemps on a en plus droit aux fleurs. C'est un bonus.
On pourrait aussi parler des odeurs et notamment de celle du chèvrefeuille, caractéristique.
C'est une île sensuelle en cela qu'elle réveille nos sensations.
Surtout si l'on y rajoute la gastronomie, avec ses fromages " corsés", sa charcuterie " sauvage", les confitures peu connues de figues et de myrte et les vins rosés de Patrimonio.
Un peu de souffle du vent frais des lacs de la Restonica, ou de celui beaucoup plus doux d'un crépuscule à l'île Rousse. Sans oublier les vapeurs d'huile chaude du tagazzou qui relie l'ile Rousse à Calvi.
C'est mieux qu'une carte postale..
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