Depuis quelques semaines les changements se succèdent à un rythme accéléré dans la world company qui me verse un salaire mensuel.
Tout a commencé par le haut comme souvent. On change le grand chef, qui change les sous chefs, qui seraient eux mêmes dévalorisés si ils ne changeaient rien ni personne.
Nos formes de management modernes ont inventé le changement pour le changement. Le changement comme une fin en soi.
Finalement pendant quelques temps ont est tranquille parce qu'il y a l'excuse qu'il faut bien que les choses se mettent en place pour mesurer les résultats. De toute façon, ils ne seront pas à la hauteur des objectifs, puisque le principe même d'un objectif c'est d'être ambitieux et donc rarement atteint. Ce n'est pas grave, dans 3 ans on regardera ceux qui n'ont pas réussi leur "challenge " deux ans de suite et on leur demandera de bouger. Ceux qui ont réussi aussi d'ailleurs. Seuls les "tièdes" ont une chance de durer un ou deux ans de plus. Les maîtres mots c'est " changer, bouger, évoluer".
En fait,c'est toute la société qui est atteinte. Beaucoup de nos contemporains vivent à l'air du changement. Ils changent de portable, de voiture, de télé, de maison,de compagne ou de compagnon. Je présume qu'il y a une explication à ce besoin perpétuel de mouvement.
Peut être celui de ne jamais aller au fond des choses. Une sorte de zapping à grande échelle.
Brice de Nice et son surf. En surfant sur les éléments de la vie apparente, on peut espérer ne pas être submergé par la vague de la réflexion.
Personnellement étant né sous le signe des gémeaux, le changement ne me gène pas. Je le trouve même assez sympathique. Je me demande seulement ou se situe son efficacité et sa logique intrinsèque.
Ce qui se fait sans le temps ne résiste pas au temps.
Mais qui cherche vraiment à faire des choses qui résistent au temps.
Deux contre exemples musicaux, le dernier CD live de Paul personne qui passe en ce moment sur la chaîne ( du blues, encore du blues) et les Stones au stade de France. Tant que les anciens pourront nous balancer "Jumping Jack Flash" sur scène, cela prouvera au moins que quelques points de stabilité demeurent.
Les chiens aboient, la caravane passe...
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