Il fallait bien une semaine pour laisser se décanter les multiples images de ce séjour printanier en Corse. Il y en a tant que c'est difficile de trouver un angle d'attaque pour un récit. Mais je pense que le principe premier, c'est les couleurs. C'est une île colorée. En bleu d'abord, par le ciel et l'eau. Je devrais dire par le Ciel et les eaux tant leurs nuances qui vont du bleu roi au vert émeraude sont multiples. Et toujours avec cette transparence propre aux fonds peu sableux et pas trop mouvementés.
Par la pierre ensuite. Rouge des calanches de Piana, noir des coulées basaltiques de Scandola, gris aux multiples tons des aiguilles de Bavella, blanc crayeux des falaises de Bonifacio, blanc vif des plages de sable.....
Et puis le vert, toutes les nuances de vert à l'image de la diversité de la végétation sur l'île qui va des palmiers aux châtaigniers en passant par les chênes et les sapins, sans oublier les cactus et les pourpiers. Au printemps on a en plus droit aux fleurs. C'est un bonus.
On pourrait aussi parler des odeurs et notamment de celle du chèvrefeuille, caractéristique.
C'est une île sensuelle en cela qu'elle réveille nos sensations.
Surtout si l'on y rajoute la gastronomie, avec ses fromages " corsés", sa charcuterie " sauvage", les confitures peu connues de figues et de myrte et les vins rosés de Patrimonio.
Un peu de souffle du vent frais des lacs de la Restonica, ou de celui beaucoup plus doux d'un crépuscule à l'île Rousse. Sans oublier les vapeurs d'huile chaude du tagazzou qui relie l'ile Rousse à Calvi.
C'est mieux qu'une carte postale..
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