dimanche 29 juin 2008

Surprise...

Dimanche matin. Il fait déjà chaud. Hier piscine, et le soir anniversaire de C.
Coucher tardif, réveil pas très matinal, enfin bref, pas trop envie de sortir l'un des vélos qui sommeillent à la cave.
Proposition pour une marche matutinale en couple.
Accord de l'intéressée. Équipement minimum, sac à dos léger, gourde, quelques sous au cas ou...
Départ direction le village de Roche via ce qui devait être dans le temps la route principale, devenue depuis chemin à marcheurs et vététistes.
Arrivée en haut de la cote, impulsion soudaine, et si on passait sur le place de roche, il y a un marché. On trouveras peut être des bons fromages...
Sitôt dit sitôt fait. Arrivée dans le village, et là, ho surprise, animation intense, embouteillages, musique, stands. "Fête de la ruralité", ça ne s'invente pas....
Tour des stands, et re surprise, paf, brocante. Ah ben ça alors....On savait pas... C'est de notre faute, on achète jamais le journal local.... On arrive à savoir ce qui se passe à paris, mais pas à Roche...
Tiens au fait, on a besoin d'un parc et d'une poussette pour le bibi, on pourrait jeter un oeil.. On sait jamais.
Oh le beau parc emballé proprement dans du plastique. Il a l'air tout à fait en bon état. Combien ?...10 Euros dit le papa. Maman elle avait dit 15 rétorque la petite de 8/10 ans qui jouait à la marchande sur le stand.
Allez, va pour 12,50 Euros. Tope là. On passe le prendre tout à l'heure.
20 mètres et un Coca Cola plus tard : et cette poussette c'est combien ?. Bon état pas trop roulée... pliante à 3 roues.
20 Euros. On ne discute pas, il y a déjà plusieurs clients sur le coup.
Qu'est ce qu'on fait maintenant ?, on redescend comment ?
On met le parc sur la poussette et on reprend le chemin de l'aller en sens inverse.
Pas trop vite, la poussette n'est pas tout terrain...
Finalement on a fait que 6 km. C'est moins que prévu au départ.
Mais bon, il faut parfois se laisser interpeller par les évidences...
On ne maîtrise pas tout...

jeudi 12 juin 2008

Live

J'ai depuis toujours été fasciné par les concerts en public. Je commence à en avoir un nombre certain à mon tableau de chasse, et à des degrés divers, la magie à toujours jouée.
Les groupes ou les chanteurs ( rarement seuls, mais c'est arrivé quelquefois, exemple Francis L., ou Maxime L.F....) changent; les lieux sont divers et variés, les mises en scènes sont grandioses ou intimistes; on est plus ou moins réceptif, plus ou moins bien installé, mais si la musique est bonne, on se grave des souvenirs.
Le dernier en date était à Marseille, dans un stade immense.
C'était une première, j'avais déjà fait une ou deux fois des concerts dans des stades, mais ils étaient plus petits, et il n'y avait pas 50.000 personnes.
La sonorisation nécessaire pour ce genre de lieu est impressionnante, et les distances sont telles qu'il faut mettre des écrans géants partout, sinon on ne voit pas du tout les acteurs du show .Mais si le temps est serein, là encore, on se laisse emporter par la musique.
En fait, il y a l'avant concert ou l'excitation monte et qui fait déjà partie du tout, et le concert lui même. Après, ce n'est plus pareil; en général on est crevés, plus ou moins sourd, et on va digérer...
Certains lieux sont plus magiques que d'autres. Les anciens théâtres Romains par exemple. Nous avons la chance d'en avoir deux dans la région, Vienne et Fourvière, et ils ont eux l'immense avantage d'avoir une acoustique formidable, et une configuration telle que l'on y voit bien de partout. Pour peu que la soirée soit douce, on assiste au coucher du soleil en première partie, c'est déjà du spectacle. On voit quelquefois les orages tourner dans le lointain. On guette leur approche éventuelle, ça rajoute du piquant.
Certaines petites salles créent d'autres ambiances. Les théâtres "normaux" se prêtent en général très bien à la musique des auteurs compositeurs interprètes. Ils peuvent si ils se sentent bien en phase avec le lieu et le public, changer assez radicalement leurs façons d'interpréter leurs propres compositions.
Souvent pendant ces moments privilégiés on se sent en phase avec ses voisins. On échange quelques mots. C'est souvent frustrant de ne pas partager plus, mais bon...
Un concert, c'est à la fois toujours un peu pareil, et toujours nouveau.
C'est surtout une équation à plusieurs inconnues : le lieu, la musique, la lumière, le public, et toi..
Dans quel ordre ?....

dimanche 1 juin 2008

Charmant lieu

C'est une auberge plutôt moderne de conception, mais ou l'on mange très bien dans un cadre agréable.
De sa table, on peut apercevoir un grand champ, parsemé en cette période de fleurs multicolores. Est ce le climat très chaud et humide de ce printemps tropical ?, mais les fleurs des prés sont magnifiques. Il y a des bleuets, des boutons d'or, des coquelicots... Tout cela mélangé au vert cru des jeunes pousses d'herbes donnerait envie de peindre si l'on s'appelait Manet. Pour compléter le coté champêtre du tableau, quelques charolaises placides promènent leurs masses blanches dans ce qui semble être leur restaurant gastronomique à elles.
Au fond coule une rivière plutôt molle en temps normal, mais très nerveuse en ce moment, enjambée par le célèbre pont Romain à trois arches.
De l'autre coté de la rivière se détachant sur le bleu pale du ciel légèrement plombé, la ville étire ses anciens remparts de pierres dorées, et ses maisons à colombage dont l'arrière donne directement sur le cours d'eau.
Les premiers habitants de ce lieu étaient des moines. Pas fous les anciens..
Quand je suis arrivé pour déjeuner, la dame qui me connaît un peu m'a prévenu ; nous avons aujourd'hui trois cars de personnes âgées, et cela risque d'être bruyant. Elle m' installé à une petite table en retrait de l'un des groupes composé de 27 "seniors", 23 femmes et 4 hommes. Comme l'a d'ailleurs fait remarquer l'une des participantes assez guillerette pour ses ... je ne sais pas, disons plus de 80 ans... : " ça manque de messieurs...". L'animatrice un tout petit peu plus jeune, disons 70 ans.., a prévenu que pour démarrer, pendant l'apéritif, nous allions chanter.
Aie aie aie, je n'avais pas remarqué en entrant un jeu d'enceintes et un ensembles de matériel de play back. J'ai donc eu droit aux interprétations par un chanteur local à la voix typique des chanteurs du temps à quelques reprises des tubes d'Edith Piaf et Yves Montand ( jeunes...).
Je dois dire que j'ai plutôt apprécié. La serveuse était catastrophée. Elle m'a demandé au moins dix fois si cela ne me dérangeait pas. A vrai dire pas vraiment. Puis les plats sont arrivés et tout s'est arrêté d'un seul coup, la musique et les bavardages. Seul le bruit des fourchettes et quelques expressions classiques du type "quelqu'un peut il me passer le pain" ont rythmés la fin de mon repas que j'ai bien sur fini bien avant eux.
L'hôtesse m'a dit qu'ils étaient là au moins jusqu' 18 heures.
J'avais un rendez vous en début d'après midi , mais il m'a fallu une petite marche digestive prés des ruines de l'ancienne abbatiale Romane pour reprendre le fil de ma vie professionnelle.
Quel changement par rapport aux restaurants d'affaire ou tout le monde mange le nez dans son journal ou sur son portable, avec l'air pressé de celui qui perd son temps quand les plats ne s'enchaînent pas assez vite.