Lundi matin : ménage de la maison. Puisque C. notre femme de ménage " historique" s'est abîmé le dos et ne peut plus exercer son activité. Ceci dit, je comprend, il n'y a pas de mouvements plus "casse-dos" que passer l'aspirateur et nettoyer au balai humide la totalité de la maison.
Lundi après midi : accompagner sa Maman chez l'ophtalmo et remplir avec elle des tas de paperasses destinés a remettre en route tous les processus administratifs qui ont vite fait de s'arrêter en cas de décès d'une personne.
Mardi matin : planter les bulbes achetés par son épouse qui aime bien avoir des fleurs dans le jardin dès le début du printemps. Porter quelques colis à la Poste destinés aux petits-enfants.
Mardi après midi : cours de dessin. Suite et fin du premier paysage imaginaire au fusain. Nous allons attaquer notre première vraie Oeuvre à la craie sur papier coloré. Il va falloir appliquer tout ce que nous avons appris sur les "valeurs" ombres et lumière, contrastes, nuances des plans lointains ou proches.. Deux heures hors du temps.
Mardi fin d'après midi première réunion avec les cadres retraités de SNC. Solidarités nouvelles contre le chômage. Il s'agit d'aider des demandeurs d'emploi qui galèrent, plus en les soutenant moralement et dans leurs démarches, qu'en se substituant aux organismes dont c'est la vocation.
La tache parait immense..
Mardi soir : concert d'Amélie les crayons, jeune et talentueuse chanteuse peu connue du grand public, mais qui remplit les salles partout ou elle passe... mystère des réseaux alternatifs d'informations.
Mercredi matin : re Poste pour de nouveaux courriers recommandés. Puis cours de grammaire avec la petite que je suis depuis le début de l'année scolaire. La tache est importante parce qu'elle part de loin, mais les progrès sont réels et notables. Elle est volontaire et a envie d'apprendre . Ça aide...
La suite du programme s'annonce chargée elle aussi.
Ce soir nouvelle séance de paperasses.
Demain matin : voyages entre Villefontaine et Bourgoin pour réapprovisionner l'antenne locale de la Croix-Rouge. C'est l'occasion de discuter des sixties/seventies avec Rosette ma conscrite..
A midi repas de fin de saison avec l'association avec laquelle je fais les marches en montagne et peut être bientôt le ski..
Après midi : rendez vous à la CRAM locale : encore des papiers à remplir.
Le soir assemblée générale de l'association qui a organisé le repas de midi..
Vendredi matin encore quelques formalités . Le soir vin chaud avec les voisins du lotissement.
Et en tache de fond, toujours le recensement des livres de la maison . J'en suis déjà à 450 et je n'ai toujours pas fini la deuxième chambre...
mercredi 2 décembre 2009
mercredi 18 novembre 2009
Le tourbillon
Il y a des périodes dans l'existence plus denses que d'autres, des périodes ou l'on a l'impression que la vie concentre un maximum d'éléments et d'évènements sur un laps de temps très court.
Il est encore trop tôt pour faire un bilan de l'année 2009, mais de toute façon elle restera forcement pour moi une année charnière.
Concentrer sur quelques mois la fin de sa carrière professionnelle, la consolidation de son statut de Grand Père, la perte de son propre Père ainsi que d'êtres proches doit forcement avoir des conséquences quelque part en nous.
Mais tout cela est compensé par la vie qui pousse. Les petits enfants qui naissent, les cellules familiales qui se constituent, qui s'organisent, et auxquelles on essaie modestement d'apporter une contribution, la création de nouveaux réseaux d'amis ou de relations en correspondance avec de nouvelles formes d'activités ou de préoccupations.......
Et puis il y a les images... Je suis sensible aux images et cette année est pleine d'images....
Des bébés dans des maternités ou en train de téter... des lacs Franco Suisse, des montagnes parcourues en randonnée, la mer pluvieuse puis bleue quelques minutes après, l'océan et des roses que l'on y jette, l'Ardèche et des rosiers que l'on y plante......
Il y a aussi le bleu de certaines peintures de chambres enfantines, les camions que l'on remplit et que l'on vide pendant des jours... Les spectacles et l'art en général qui continuent leur oeuvre bienfaitrice au travers du temps.
La vie quoi...
Il est encore trop tôt pour faire un bilan de l'année 2009, mais de toute façon elle restera forcement pour moi une année charnière.
Concentrer sur quelques mois la fin de sa carrière professionnelle, la consolidation de son statut de Grand Père, la perte de son propre Père ainsi que d'êtres proches doit forcement avoir des conséquences quelque part en nous.
Mais tout cela est compensé par la vie qui pousse. Les petits enfants qui naissent, les cellules familiales qui se constituent, qui s'organisent, et auxquelles on essaie modestement d'apporter une contribution, la création de nouveaux réseaux d'amis ou de relations en correspondance avec de nouvelles formes d'activités ou de préoccupations.......
Et puis il y a les images... Je suis sensible aux images et cette année est pleine d'images....
Des bébés dans des maternités ou en train de téter... des lacs Franco Suisse, des montagnes parcourues en randonnée, la mer pluvieuse puis bleue quelques minutes après, l'océan et des roses que l'on y jette, l'Ardèche et des rosiers que l'on y plante......
Il y a aussi le bleu de certaines peintures de chambres enfantines, les camions que l'on remplit et que l'on vide pendant des jours... Les spectacles et l'art en général qui continuent leur oeuvre bienfaitrice au travers du temps.
La vie quoi...
mercredi 30 septembre 2009
Art contemporain...
Imaginons une cabane avec une structure métallique, dont les murs et le toit sont composés de bandelettes translucides un peu à la manière de ces portes en lanières colorées destinées à éviter l'entrée des mouches dans les maisons d'antan..
On rentre dans la cabane et en s'approchant on voit alors que les bandes translucides sont de la pellicule de cinéma.
Puis en analysant on se rend compte que c'est les mêmes acteurs partout. On en déduit que c'est peut être le même film ou des films assez similaires.
Alors vient le temps de l'explication. Car une des particularités de l'art contemporain, c'est qu'il est quasiment illisible sans explication. Dans l'art " classique", l'explication est toujours intéressante car elle enrichit notre compréhension de l'oeuvre. Mais l'on peut très bien apprécier un tableau pour sa composition, une sculpture pour la maîtrise technique de l'artiste ou une église Cistercienne pour l'harmonie de ses formes et les nuances de ses éclairages.
Dans l'art contemporain "l'artiste" réalise, sur demande des organisateurs, des montages souvent éphémères ( des "installations") sur un thème donné mais interprété de façon très libérale.
En l'occurrence Agnés V. cinéaste connue et auteur(e) de la cabane en question a utilisé pour faire son projet l'intégralité de la pellicule d'un de ses films qui n'a pas très bien marché en salle. L'idée, c'est qu'en s'asseyant à l'extérieur on voyait son film, mais qu'en rentrant dans la cabane, on pénètrait dans son oeuvre...
Bon...Si je précise que cette installation est une des rares pour laquelle le message se tenait à peu prés, on aura vite compris que ce n'est encore aujourd'hui , et après pourtant 4 biennales que l'on m'aura convaincu de cette forme artistique.
Ce qui est le plus surprenant, c'est que personne n'ose ouvertement critiquer. Les experts adorent, donc le profane doit se taire. Ça me fait penser à cette comptine enfantine ou un roi se promène tout nu dans son village persuadé par son tailleur véreux qu'il est superbement habillé d'un habit visible uniquement par les autres. Personne n'ose rien dire bien sur... et tout le monde s'extasie sur les habits magnifiques du monarque. C'est un petit garçon qui vend la mèche en s'exclamant, :"mais le roi est nu....."
Qui va oser dire un jour, en parlant de l'art contemporain que le roi est à poil......
On rentre dans la cabane et en s'approchant on voit alors que les bandes translucides sont de la pellicule de cinéma.
Puis en analysant on se rend compte que c'est les mêmes acteurs partout. On en déduit que c'est peut être le même film ou des films assez similaires.
Alors vient le temps de l'explication. Car une des particularités de l'art contemporain, c'est qu'il est quasiment illisible sans explication. Dans l'art " classique", l'explication est toujours intéressante car elle enrichit notre compréhension de l'oeuvre. Mais l'on peut très bien apprécier un tableau pour sa composition, une sculpture pour la maîtrise technique de l'artiste ou une église Cistercienne pour l'harmonie de ses formes et les nuances de ses éclairages.
Dans l'art contemporain "l'artiste" réalise, sur demande des organisateurs, des montages souvent éphémères ( des "installations") sur un thème donné mais interprété de façon très libérale.
En l'occurrence Agnés V. cinéaste connue et auteur(e) de la cabane en question a utilisé pour faire son projet l'intégralité de la pellicule d'un de ses films qui n'a pas très bien marché en salle. L'idée, c'est qu'en s'asseyant à l'extérieur on voyait son film, mais qu'en rentrant dans la cabane, on pénètrait dans son oeuvre...
Bon...Si je précise que cette installation est une des rares pour laquelle le message se tenait à peu prés, on aura vite compris que ce n'est encore aujourd'hui , et après pourtant 4 biennales que l'on m'aura convaincu de cette forme artistique.
Ce qui est le plus surprenant, c'est que personne n'ose ouvertement critiquer. Les experts adorent, donc le profane doit se taire. Ça me fait penser à cette comptine enfantine ou un roi se promène tout nu dans son village persuadé par son tailleur véreux qu'il est superbement habillé d'un habit visible uniquement par les autres. Personne n'ose rien dire bien sur... et tout le monde s'extasie sur les habits magnifiques du monarque. C'est un petit garçon qui vend la mèche en s'exclamant, :"mais le roi est nu....."
Qui va oser dire un jour, en parlant de l'art contemporain que le roi est à poil......
mercredi 23 septembre 2009
Automne
C'est officiel, sur le calendrier l'automne est là. J'aime ces journées ou les matinées sont froides et brumeuse, mais ou le soleil perce en début d'après midi et ou l'on peut profiter de ses rayons encore chauds. C'est un temps idéal pour fignoler les jardins avant l'arrivée des froids plus intenses et la chute massive des feuilles.
Ce matin je me faisait la réflexion qu'il va falloir que je fasse évoluer assez profondément ma garde robe pour l'adapter à mon nouveau mode de vie.
Augmenter le stock de jean's ou de pantalons à usage domestique, ainsi que les sweats à porter sur des tee shirts, et moins de chemises dont finalement l'usage va être réservé à quelques sorties culturelles, ou à servir de sous couche à des pulls qui grattent.
Autre principe important, bien garder quelques vieilles frusques très pratiques pour bricoler.
Les activités ont reprises et avec elles s'installe le nouveau rythme des semaines. Si l'on y rajoute des week ends "hors du temps" comme celui de la semaine dernière pendant lesquels on sort complètement du cadre, et ou l'on mélange les contacts humains familiaux et les découvertes de nouveaux horizons, le temps file très vite.
Je viens de prendre rendez vous chez le dentiste et l'ophtalmo, nécessités non impératives mais à ne pas repousser éternellement. J'ai bien fait de ne pas attendre l'urgence... dentiste mi novembre et ophtalmo en janvier à confirmer. Bon .... Tout le monde n'est pas au chômage, c'est uine bonne nouvelle...
Ce matin je me faisait la réflexion qu'il va falloir que je fasse évoluer assez profondément ma garde robe pour l'adapter à mon nouveau mode de vie.
Augmenter le stock de jean's ou de pantalons à usage domestique, ainsi que les sweats à porter sur des tee shirts, et moins de chemises dont finalement l'usage va être réservé à quelques sorties culturelles, ou à servir de sous couche à des pulls qui grattent.
Autre principe important, bien garder quelques vieilles frusques très pratiques pour bricoler.
Les activités ont reprises et avec elles s'installe le nouveau rythme des semaines. Si l'on y rajoute des week ends "hors du temps" comme celui de la semaine dernière pendant lesquels on sort complètement du cadre, et ou l'on mélange les contacts humains familiaux et les découvertes de nouveaux horizons, le temps file très vite.
Je viens de prendre rendez vous chez le dentiste et l'ophtalmo, nécessités non impératives mais à ne pas repousser éternellement. J'ai bien fait de ne pas attendre l'urgence... dentiste mi novembre et ophtalmo en janvier à confirmer. Bon .... Tout le monde n'est pas au chômage, c'est uine bonne nouvelle...
mercredi 16 septembre 2009
Fraicheur...
Petit tour sur le blog entre deux couches de peinture à la cave. Le temps s'est franchement dégradé, et il fait gris froid et pluvieux..
L' intérêt du travail à la cave, c'est que le temps qu'il fait à l'extérieur a peu d'importance. Et puis comme les seules radios que l'on capte correctement avec le vieux radio cassette à l'antenne bricolée sont RCF et France Culture, on ne peint pas idiot.
C'est vrai que l'on n'y croise pas grand monde à la cave, mais j'ai quand même été chercher le courrier ce matin, ce qui m'a permis de discuter un moment avec le voisin retraité de fraîche date comme moi et qui peine encore un peu à occuper son temps. On a convenu que l'on se ferait de petits signes à l'occasion.
Hier j'ai continué mon activité de classement des nombreux livres qui peuplent la maison. Je n'ai fini qu'une chambre et je suis déjà à plus de 300 titres. La tâche s'annonce longue. D'autant que c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher de les ouvrir et de les parcourir avant classement, ce qui ralentit beaucoup le rythme. Mais qui fait voyager de façon extraordinaire dans tout un tas d'univers aux antipodes les uns des autres.
Bon, c'est parti pour la deuxième couche, et ce soir foot... Allez l'OL.
L' intérêt du travail à la cave, c'est que le temps qu'il fait à l'extérieur a peu d'importance. Et puis comme les seules radios que l'on capte correctement avec le vieux radio cassette à l'antenne bricolée sont RCF et France Culture, on ne peint pas idiot.
C'est vrai que l'on n'y croise pas grand monde à la cave, mais j'ai quand même été chercher le courrier ce matin, ce qui m'a permis de discuter un moment avec le voisin retraité de fraîche date comme moi et qui peine encore un peu à occuper son temps. On a convenu que l'on se ferait de petits signes à l'occasion.
Hier j'ai continué mon activité de classement des nombreux livres qui peuplent la maison. Je n'ai fini qu'une chambre et je suis déjà à plus de 300 titres. La tâche s'annonce longue. D'autant que c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher de les ouvrir et de les parcourir avant classement, ce qui ralentit beaucoup le rythme. Mais qui fait voyager de façon extraordinaire dans tout un tas d'univers aux antipodes les uns des autres.
Bon, c'est parti pour la deuxième couche, et ce soir foot... Allez l'OL.
jeudi 10 septembre 2009
Rentrée...
Pour un retraité de fraîche date, la rentrée est une chose réelle puisque vécue par les autres, mais forcement un peu abstraite pour soi même.
La question se pose . Faut il se refaire un emploi du temps régulier avec plein d'activités revenant à date fixes, ou faut il garder cet espace de liberté tout nouveau permettant de décider au dernier moment de faire ce dont on a envie, voire de ne rien faire de précis et de méditer en rêvassant ( ou de rêvasser en méditant...). C'est si bon de redécouvrir des livres , de la musique, de se promener à pied ou en vélo... Bricoler, jardiner font partie des activités complémentaires à ce mode de vie. Ce n'est pas pour rien que St Benoit dans sa grande sagesse alternait la vie des moines entre scriptorium et travaux manuels.
Comme toujours la vérité va se situer entre les deux.
Reprendre malgré tout quelques activités régulières et si possible utiles à la société. Repositionner les activités physique indispensables, gym, piscine, vélo.
Les activités culturelles sont déjà programmées en grande partie.
Rajoutons à cela quelques voyages et quelques déplacements dans la famille, l'agenda se remplit vite et les semaines se mettent à défiler...
Comme quand on travaillait ?
J'espère bien que non...
La question se pose . Faut il se refaire un emploi du temps régulier avec plein d'activités revenant à date fixes, ou faut il garder cet espace de liberté tout nouveau permettant de décider au dernier moment de faire ce dont on a envie, voire de ne rien faire de précis et de méditer en rêvassant ( ou de rêvasser en méditant...). C'est si bon de redécouvrir des livres , de la musique, de se promener à pied ou en vélo... Bricoler, jardiner font partie des activités complémentaires à ce mode de vie. Ce n'est pas pour rien que St Benoit dans sa grande sagesse alternait la vie des moines entre scriptorium et travaux manuels.
Comme toujours la vérité va se situer entre les deux.
Reprendre malgré tout quelques activités régulières et si possible utiles à la société. Repositionner les activités physique indispensables, gym, piscine, vélo.
Les activités culturelles sont déjà programmées en grande partie.
Rajoutons à cela quelques voyages et quelques déplacements dans la famille, l'agenda se remplit vite et les semaines se mettent à défiler...
Comme quand on travaillait ?
J'espère bien que non...
jeudi 18 juin 2009
Humanité
Difficile de lui donner un âge précis, mais ce qui est sur c'est que sa tète de petite fille dépassait à peine du tapis roulant situé derrière la caisse de la supérette. Elle venait péniblement de récupérer les quelques articles qu'on avait du lui demander de ramener à la maison, pour les mettre en vrac dans un sac trop grand pour elle.
Quand la caissière lui a annoncé le prix, elle a ouvert un petit porte monnaie à fermeture éclair et a versé tout le contenu sur le tapis.
Il y avait beaucoup trop... La caissière, dame d'un certain âge, et avec un sourire, a pris ce qu'il fallait, a remis le reste dans le petit porte monnaie et a demandé à la petite fille de lui passer son sac pour ranger un peu les articles afin qu'ils résistent au trajet.
La petite est repartie avec la rapidité des gens pour qui cette opération d'achat n'est pas une nouveauté.
Si on rajoute à cela que la jeune fille qui était avant moi, voyant que je n'avais qu'un article m'avait proposé de passer devant elle juste avant, je me suis fait la réflexion que l'humanité existe. Il suffit de la traquer là ou elle est réellement et pas là ou on pense qu'elle devrait se trouver..
Quand la caissière lui a annoncé le prix, elle a ouvert un petit porte monnaie à fermeture éclair et a versé tout le contenu sur le tapis.
Il y avait beaucoup trop... La caissière, dame d'un certain âge, et avec un sourire, a pris ce qu'il fallait, a remis le reste dans le petit porte monnaie et a demandé à la petite fille de lui passer son sac pour ranger un peu les articles afin qu'ils résistent au trajet.
La petite est repartie avec la rapidité des gens pour qui cette opération d'achat n'est pas une nouveauté.
Si on rajoute à cela que la jeune fille qui était avant moi, voyant que je n'avais qu'un article m'avait proposé de passer devant elle juste avant, je me suis fait la réflexion que l'humanité existe. Il suffit de la traquer là ou elle est réellement et pas là ou on pense qu'elle devrait se trouver..
lundi 15 juin 2009
Poéme..
Trouvé, en effectuant du rangement, cette modeste oeuvrette écrite en 2005 à la suite d'une visite de l'église de Saint Chef et de ses fresques exceptionnelles.
Fresques.
Du haut de son plafond,
Le Christ dans sa mandorle,
Observait le capuchon
Du moine copiant ses paroles.
Il n'était pas Le seul d'ailleurs,
Car de partout sur les murs,
de multiples veilleurs
Fixaient la robe de bure.
Il y avait là, des anges, toute la panoplie
A deux ou six ailes suivant la hiérarchie,
Chérubins, Séraphins, qu'importe le statut,
Ils soutenaient le travail de cet humble élu.
Inconscient de tous ces regards en éveil,
Le moine recopiait lentement en baillant,
Les textes latins venus du fond des temps.
Mais mon Dieu comme il avait sommeil...
Fresques.
Du haut de son plafond,
Le Christ dans sa mandorle,
Observait le capuchon
Du moine copiant ses paroles.
Il n'était pas Le seul d'ailleurs,
Car de partout sur les murs,
de multiples veilleurs
Fixaient la robe de bure.
Il y avait là, des anges, toute la panoplie
A deux ou six ailes suivant la hiérarchie,
Chérubins, Séraphins, qu'importe le statut,
Ils soutenaient le travail de cet humble élu.
Inconscient de tous ces regards en éveil,
Le moine recopiait lentement en baillant,
Les textes latins venus du fond des temps.
Mais mon Dieu comme il avait sommeil...
lundi 8 juin 2009
Périple Bourguignon
Nous sommes arrivés à Beaune sous la grisaille et les averses éparses. Pour beaucoup de gens, Beaune c'est une aire d'autoroute. Pour quelques amateurs, c'est des caves remplies de grands crus de bons vins des coteaux de Bourgogne. En fait Beaune a gardé de son ancien statut de "Capitale" une très belle, et superbement bien conservée, architecture médiévale avec des remparts encore bien dessinés et de magnifiques bâtiments aux tuiles vernissées multicolores à motifs, dont les célèbres " Hospices ". Notre guide nous a tout dit ou presque de leur création et de leur histoire. J'ai surtout retenu en touriste très moyen que le vin avait une importance centrale dans la richesse et la vie de cette région. Pour notre guide, le vin de Bourgogne n'a pas d'équivalent dans le monde, car il est le fruit d'une terre, qui varie au gré des subtilités géologiques de la "cote" et ce à quelques mètres prés, et aussi d'une histoire, les vignes ayant été plantées là il y a plusieurs siècles. C'est vrai que le Bourgogne est bon... Riche, charpenté si il est un peu vieux, mais agréable au nez et au palais. On sait, on a gouté avec Yvon. Un verre pas plus...
On a vu aussi la salle ou a été tournée la célèbre scène de "La grande Vadrouille", et ça tout le monde connaît.
Toute la ville est parcourue sur ses antiques bases romaines de caves remplies de milliers de bouteille. Ces caves communiquent souvent entres elles, et créent un réseau très dense et bien mystérieux sous nos pieds.
Le soir nous somme partis sur Dijon. Autre paysage. Capitale provinciale et résidence au moins partielle des célèbres Ducs de Bourgogne ( Les Valois, pas les Capétiens qui eux justement étaient à Beaune...). Philippe le Hardi, fils de Jean II le bon ( "Père gardez vous à gauche, père gardez vous à droite..".) Jean sans peur, Philippe le bon, et le célèbre Charles le téméraire. Quelques mariages intelligent permettant de joindre le duché aux Flandres, et tout cela vous donne une avalanche de merveilles architecturales, et artistiques, que les différents conflits ont par chance épargnés.
Fin du périple par la visite d'une exposition consacrée aux "fauves Hongrois", courant de peinture des années 1904 à 1914 et illustré coté France par Matisse. Les couleurs sont vives et très loin de la réalité. Cela a fortement choqué à l'époque. Aujourd'hui grâce à la multiplicité des reproductions, notre oeil s' y est fait, et voir du vert sur un visage ne nous agresse plus. Mais en y regardant de prés. Quand même, il fallait oser.
On a vu aussi la salle ou a été tournée la célèbre scène de "La grande Vadrouille", et ça tout le monde connaît.
Toute la ville est parcourue sur ses antiques bases romaines de caves remplies de milliers de bouteille. Ces caves communiquent souvent entres elles, et créent un réseau très dense et bien mystérieux sous nos pieds.
Le soir nous somme partis sur Dijon. Autre paysage. Capitale provinciale et résidence au moins partielle des célèbres Ducs de Bourgogne ( Les Valois, pas les Capétiens qui eux justement étaient à Beaune...). Philippe le Hardi, fils de Jean II le bon ( "Père gardez vous à gauche, père gardez vous à droite..".) Jean sans peur, Philippe le bon, et le célèbre Charles le téméraire. Quelques mariages intelligent permettant de joindre le duché aux Flandres, et tout cela vous donne une avalanche de merveilles architecturales, et artistiques, que les différents conflits ont par chance épargnés.
Fin du périple par la visite d'une exposition consacrée aux "fauves Hongrois", courant de peinture des années 1904 à 1914 et illustré coté France par Matisse. Les couleurs sont vives et très loin de la réalité. Cela a fortement choqué à l'époque. Aujourd'hui grâce à la multiplicité des reproductions, notre oeil s' y est fait, et voir du vert sur un visage ne nous agresse plus. Mais en y regardant de prés. Quand même, il fallait oser.
mercredi 3 juin 2009
Le vertige du temps......
Quand on a été habitué à vivre au rythme imposé des horaires pendant plusieurs décennies, il est plus difficile que prévu de gérer l'utilisation libre du temps. Personnellement depuis Lundi, j'ai un peu tendance à commencer une chose, puis penser que j'en ai une autre à faire et laisser la première en plan. Résultat ce matin, je me suis rendu compte à onze heures que je n'avais fait qu'une moitié du lit ou l'autre jour que j'avais laissé le jet d'arrosage ouvert.
J'ai encore un peu de peine à trouver mes marques. En fait les matinées passent très vite parce qu'elles sont décalées et ne commencent en fait que vers 9h30, 10 heures..
Pour les après midi, c'est plus problématique. C'est là qu'il faudra caser des activités extérieures permettant de boucler la case 15/18 heures.
Sinon, on peut toujours aller faire une ballade à pied ou des courses, encore faut il qu'il fasse beau ou que l'on ai besoin de quelques choses.
On peut aussi faire du dessin ou de la musique, voire du bricolage ou du jardinage.
Il n'existe pas d'emploi du temps type du retraité.
Un mode de fonctionnement à inventer.
J'ai encore un peu de peine à trouver mes marques. En fait les matinées passent très vite parce qu'elles sont décalées et ne commencent en fait que vers 9h30, 10 heures..
Pour les après midi, c'est plus problématique. C'est là qu'il faudra caser des activités extérieures permettant de boucler la case 15/18 heures.
Sinon, on peut toujours aller faire une ballade à pied ou des courses, encore faut il qu'il fasse beau ou que l'on ai besoin de quelques choses.
On peut aussi faire du dessin ou de la musique, voire du bricolage ou du jardinage.
Il n'existe pas d'emploi du temps type du retraité.
Un mode de fonctionnement à inventer.
lundi 16 mars 2009
Pèle-mèle
Il y a des périodes dans la vie ou tout se mélange, et ou on hésite entre deux logiques : soit tout séparer et juxtaposer des évènements et des sensations, soit essayer d'intégrer cela dans un schéma qui se voudrait logique.
L'arrivée d'un petit être tout neuf est un moment merveilleux, et une fulgurante leçon de confiance en l'avenir. Elle se juxtapose parfois avec des accompagnements de proches en proie à la maladie et à la difficulté d'endurer la souffrance quand elle ne débouche sur rien de sur.
La gestion d'une fin de carrière professionnelle amène elle aussi ses ruptures, ses nécessités de repenser les choses autrement. Les choses que l'on croyait immuables sont elles aussi bousculées par la crise économique, et l'on se demande si certaines institutions ne vont pas s'effondrer avant même votre départ.
Au milieu de tout cela, de merveilleux spectacles qui vous emportent l'espace de quelques heures vers d'autres univers. Des lectures qui ouvrent la porte à des histoires imaginaires mais qui auraient pu être, ou ont peut être été. Des récits et des photos de voyage pleins de couleurs merveilleuses, et qui existent en vrai...
La visite d'une cathédrales froide, mais qui pourtant vous parle, en signes, en lumières fugaces..
La nuit, le cerveau arrive quelquefois à faire un amalgame de tout cela et a donner un semblant de cohérence.
Mais est ce vraiment nécessaire...
Il n'y a de vrai richesse, que les rencontres avec les êtres ou les choses, et les émotions qui en découlent.
Absorbons les émotions comme une éponge. Elles compléterons le patrimoine et sauront bien ressortir un jour pour être partagées.
L'arrivée d'un petit être tout neuf est un moment merveilleux, et une fulgurante leçon de confiance en l'avenir. Elle se juxtapose parfois avec des accompagnements de proches en proie à la maladie et à la difficulté d'endurer la souffrance quand elle ne débouche sur rien de sur.
La gestion d'une fin de carrière professionnelle amène elle aussi ses ruptures, ses nécessités de repenser les choses autrement. Les choses que l'on croyait immuables sont elles aussi bousculées par la crise économique, et l'on se demande si certaines institutions ne vont pas s'effondrer avant même votre départ.
Au milieu de tout cela, de merveilleux spectacles qui vous emportent l'espace de quelques heures vers d'autres univers. Des lectures qui ouvrent la porte à des histoires imaginaires mais qui auraient pu être, ou ont peut être été. Des récits et des photos de voyage pleins de couleurs merveilleuses, et qui existent en vrai...
La visite d'une cathédrales froide, mais qui pourtant vous parle, en signes, en lumières fugaces..
La nuit, le cerveau arrive quelquefois à faire un amalgame de tout cela et a donner un semblant de cohérence.
Mais est ce vraiment nécessaire...
Il n'y a de vrai richesse, que les rencontres avec les êtres ou les choses, et les émotions qui en découlent.
Absorbons les émotions comme une éponge. Elles compléterons le patrimoine et sauront bien ressortir un jour pour être partagées.
mercredi 11 février 2009
Quand la machine s'enraye....
il aura fallu que j'entre dans l'ultime ligne droite de ma vie professionnelle pour assister à un phénomène pareil.
L'arrêt brutal, et sans préavis, d'un modèle économique.
Je ne visite pas énormément de clients ces temps ci, mais ceux que je rencontre n'ont qu'un mot à la bouche, et qu'une préoccupation à l'esprit : la crise..
Ce mot résume à lui seul le coté rapide, incompris, et ingérable du phénomène.
Les schémas classiques de gestion des "mini crises" ( au regard de celle ci), précédentes ne fonctionnent plus.
Une société sait encaisser des baisses d'activités temporaires de quelques dizaines de % pendant des temps réduits.
Aujourd'hui certains de mes clients sont entre 20 et 50 % de leur activité de 2008. Et surtout, ils ne savent pas quand ils peuvent espérer un retour des commandes.
Tous les CDD et les intérimaires sont rentrés chez eux , et maintenant on se regarde, au sein des firmes, pour savoir qui va va partir dans les effectifs restants.
Ce qui est fou, c'est que quand l'activité va redémarrer, car elle redémarrera, beaucoup de sociétés n'auront plus les moyens instantanés de retrouver leur activité antérieure.
A partir de là, il est évident qu'il est difficile pour nos interlocuteurs de se focaliser sur d'autres sujets.
La relation s'humanise, les êtres se dévoilent. On se regarde autrement.
Et si c'était la fin du libéralisme sauvage...
Je n'en suis hélas pas persuadé.
Certains, et notamment ceux que ce système a fortement enrichi, rêvent de le voir s'épanouir à nouveau.
Mais est il possible de porter au poignet une montre de 30.000 Euros et d'intégrer que certaines personnes vivent avec quelques centaines d'Euros par mois.
Sauf si un jour ces gens là viennent te demander des comptes avec à la main une corde équipée d'un noeud coulant.
Les révolutions sont toujours nées de la misère des peuples.
Elles ont rarement laissée intacte l'intégrité physique des exploiteurs.
L'arrêt brutal, et sans préavis, d'un modèle économique.
Je ne visite pas énormément de clients ces temps ci, mais ceux que je rencontre n'ont qu'un mot à la bouche, et qu'une préoccupation à l'esprit : la crise..
Ce mot résume à lui seul le coté rapide, incompris, et ingérable du phénomène.
Les schémas classiques de gestion des "mini crises" ( au regard de celle ci), précédentes ne fonctionnent plus.
Une société sait encaisser des baisses d'activités temporaires de quelques dizaines de % pendant des temps réduits.
Aujourd'hui certains de mes clients sont entre 20 et 50 % de leur activité de 2008. Et surtout, ils ne savent pas quand ils peuvent espérer un retour des commandes.
Tous les CDD et les intérimaires sont rentrés chez eux , et maintenant on se regarde, au sein des firmes, pour savoir qui va va partir dans les effectifs restants.
Ce qui est fou, c'est que quand l'activité va redémarrer, car elle redémarrera, beaucoup de sociétés n'auront plus les moyens instantanés de retrouver leur activité antérieure.
A partir de là, il est évident qu'il est difficile pour nos interlocuteurs de se focaliser sur d'autres sujets.
La relation s'humanise, les êtres se dévoilent. On se regarde autrement.
Et si c'était la fin du libéralisme sauvage...
Je n'en suis hélas pas persuadé.
Certains, et notamment ceux que ce système a fortement enrichi, rêvent de le voir s'épanouir à nouveau.
Mais est il possible de porter au poignet une montre de 30.000 Euros et d'intégrer que certaines personnes vivent avec quelques centaines d'Euros par mois.
Sauf si un jour ces gens là viennent te demander des comptes avec à la main une corde équipée d'un noeud coulant.
Les révolutions sont toujours nées de la misère des peuples.
Elles ont rarement laissée intacte l'intégrité physique des exploiteurs.
vendredi 6 février 2009
Ames sensibles s'abstenir..
J'avais rendez vous chez le dentiste ce jeudi à 8h30. On m'avait prévenu par téléphone : le titulaire du poste étant absent vous verrez son remplaçant.
Pourquoi pas, après tout, tous les dentistes sont des arracheurs de dents. Et ça tombait bien , parce que ma dent de sagesse qui s'était mise à vouloir sortir vers la cinquantaine, et qui depuis n'arrêtait pas de m'importuner parce qu'elle sortait toute en biais, venait de se briser en deux morceaux, dont l'un était resté dans la gencive.
Les dentistes précédents ( tous partis depuis..) s'étaient contentés de repousser l'échéance de l'extraction. On verra plus tard.... ( dégonflés..)
J'arrive donc, serein comme quand on va chez le dentiste..., et je suis accueilli par une charmante jeune fille à lunettes qui me demande mon nom et m'invite à patienter en salle d'attente. Quelques minutes plus tard, c'est la même jeune fille qui me demande d'entrer dans le cabinet. Entre temps, elle avait troqué son tailleur pour une blouse bleue et un masque blanc qui ne laissaient aucun doute sur sa profession.
Aie Aie me suis je pensé, elle sort de la Fac, ou peut être y est elle encore...
Si ça se trouve, elle a raté médecine, et a fait dentaire faute de mieux...
Après avoir expliqué mon cas, et à la suite d'une radio préliminaire, je l'ai vue qui retroussait ses manches. Elle m'a seulement dit "ouvrez la bouche".... "Attention je fais une piqûre anesthésique"...et la voila partie, le geste sur et rapide. Que je te gratte, que je te farfouille, que je tourne dans ta gencive. Puis elle extirpe. Quelques instants plus tard, elle m'a fait serrer une compresse " attention, ça saigne beaucoup, mais ça va se calmer" ah bon, j'aimerais autant....
Quand j'ai pu relever la tète pour me rincer la bouche, il y avait sur la table à coté du super siège design, une tablette avec sur un linge blanc d'affreux outils sanguinolents, dont un en forme de croc , et ce qui ressemblait vaguement à un bout de molaire.
J'ai juste demandé, vous êtes sure que quand l'anesthésie va se dissiper , je ne vais pas trop souffrir.
Je ne crois pas a t'elle dit...
Et elle avait raison. A part quelques douleurs le jour même, le lendemain je ne sentais plus rien..
Ou est passé l'éternel féminin et la tendresse qui allait avec..
Pourquoi pas, après tout, tous les dentistes sont des arracheurs de dents. Et ça tombait bien , parce que ma dent de sagesse qui s'était mise à vouloir sortir vers la cinquantaine, et qui depuis n'arrêtait pas de m'importuner parce qu'elle sortait toute en biais, venait de se briser en deux morceaux, dont l'un était resté dans la gencive.
Les dentistes précédents ( tous partis depuis..) s'étaient contentés de repousser l'échéance de l'extraction. On verra plus tard.... ( dégonflés..)
J'arrive donc, serein comme quand on va chez le dentiste..., et je suis accueilli par une charmante jeune fille à lunettes qui me demande mon nom et m'invite à patienter en salle d'attente. Quelques minutes plus tard, c'est la même jeune fille qui me demande d'entrer dans le cabinet. Entre temps, elle avait troqué son tailleur pour une blouse bleue et un masque blanc qui ne laissaient aucun doute sur sa profession.
Aie Aie me suis je pensé, elle sort de la Fac, ou peut être y est elle encore...
Si ça se trouve, elle a raté médecine, et a fait dentaire faute de mieux...
Après avoir expliqué mon cas, et à la suite d'une radio préliminaire, je l'ai vue qui retroussait ses manches. Elle m'a seulement dit "ouvrez la bouche".... "Attention je fais une piqûre anesthésique"...et la voila partie, le geste sur et rapide. Que je te gratte, que je te farfouille, que je tourne dans ta gencive. Puis elle extirpe. Quelques instants plus tard, elle m'a fait serrer une compresse " attention, ça saigne beaucoup, mais ça va se calmer" ah bon, j'aimerais autant....
Quand j'ai pu relever la tète pour me rincer la bouche, il y avait sur la table à coté du super siège design, une tablette avec sur un linge blanc d'affreux outils sanguinolents, dont un en forme de croc , et ce qui ressemblait vaguement à un bout de molaire.
J'ai juste demandé, vous êtes sure que quand l'anesthésie va se dissiper , je ne vais pas trop souffrir.
Je ne crois pas a t'elle dit...
Et elle avait raison. A part quelques douleurs le jour même, le lendemain je ne sentais plus rien..
Ou est passé l'éternel féminin et la tendresse qui allait avec..
samedi 17 janvier 2009
Musique classique ou l'harmonie née du chaos.
J'ai toujours été fasciné à chaque fois que j'ai eu l'occasion d'assister à des concerts de musique classique.
Il y a d'abord le rituel. Tout est codifié. l'emplacement des différents instruments, l'ordre de mise en place des musiciens, avec au final l'arrivée des solistes, du premier violon et enfin quand tout est prêt celle du chef d'orchestre.
Car avant son arrivée, il y le moment magique de l'accord des instruments. Un instrument à vent donne une note. Le premier violon la reprend et quand il est accordé, la transmet à tous les autres instruments à corde qui ajustent leurs instruments suivant là encore un ordre défini, sans doute pour ne pas se gèner.
C'était d'autant plus impressionnant l'autre soir, que la formation en question était une "Chambre Philharmonique" composée de musiciens venus de toute l' Europe et se retrouvant occasionnellement pour jouer avec des instruments de l'époque des oeuvres de Mozart ou de Haydn. Le recrutement se fait par cooptation et privilégie les affinités. Il n'empêche..
Quand tous les instruments se cherchent, se chauffent, s'ajustent, le bruit qui en ressort est assez épouvantable.
Puis le silence se fait. Arrive le petit homme monté sur ressort. Il monte sur son pupitre. Courbette pour le salut au public. Applaudissements polis. Salut aux deux premier violons. Petit signe aux autres musiciens....
Concentration. Grande envolée ou petit mouvement du maître, et la machine s'anime. C'est le miracle. Du Chaos naît l'harmonie totale. Tout est fluide, limpide. Même la petite au fond avec ses deux énormes tambours est concentrée. Suivant les mouvements, elle agira une fois par ci par là à petites touches vîtes étouffées avec sa main sur la peau de l'instrument. Dans les Allegro ou les vivaces, il arrivera qu'elle ait à enchaîner plusieurs mesures à un rythme soutenu, mais avec toujours cette maîtrise totale du geste qui la fera stopper net dès que nécessaire.
Chaque instrument se rend-il compte du résultat global. Possible, mais pas sur. Ils ont l'air tellement concentrés.
Pour le spectateur auditeur c'est un régal. Si il ferme les yeux, la musique est un tout, et si il les ouvre, il reprend conscience que ce n'est qu'une juxtaposition de sons provenant d'instruments très différents les uns des autres.
Le petit homme joue avec cette énorme machine, c'est sa chose.. Il saute, s'agite, se gonfle, se recroqueville. il lui arrache ce qu'elle a de meilleur.
Les feuilles des partitions tournent. En ont ils vraiment besoin ? Sans doute, car ils les regardent souvent, et semblent se préparer quand arrive "leur" moment..
Aujourd'hui la multi-présence de la musique de grande qualité partout dans nos vies nous a fait perdre la conscience de l'interprétation. Mais j'imagine qu'à l'époque quand on écoutait pour la première fois une symphonie à Paris ou à Vienne, le choc devait être phénoménal.
Bravo les artistes.
Il y a d'abord le rituel. Tout est codifié. l'emplacement des différents instruments, l'ordre de mise en place des musiciens, avec au final l'arrivée des solistes, du premier violon et enfin quand tout est prêt celle du chef d'orchestre.
Car avant son arrivée, il y le moment magique de l'accord des instruments. Un instrument à vent donne une note. Le premier violon la reprend et quand il est accordé, la transmet à tous les autres instruments à corde qui ajustent leurs instruments suivant là encore un ordre défini, sans doute pour ne pas se gèner.
C'était d'autant plus impressionnant l'autre soir, que la formation en question était une "Chambre Philharmonique" composée de musiciens venus de toute l' Europe et se retrouvant occasionnellement pour jouer avec des instruments de l'époque des oeuvres de Mozart ou de Haydn. Le recrutement se fait par cooptation et privilégie les affinités. Il n'empêche..
Quand tous les instruments se cherchent, se chauffent, s'ajustent, le bruit qui en ressort est assez épouvantable.
Puis le silence se fait. Arrive le petit homme monté sur ressort. Il monte sur son pupitre. Courbette pour le salut au public. Applaudissements polis. Salut aux deux premier violons. Petit signe aux autres musiciens....
Concentration. Grande envolée ou petit mouvement du maître, et la machine s'anime. C'est le miracle. Du Chaos naît l'harmonie totale. Tout est fluide, limpide. Même la petite au fond avec ses deux énormes tambours est concentrée. Suivant les mouvements, elle agira une fois par ci par là à petites touches vîtes étouffées avec sa main sur la peau de l'instrument. Dans les Allegro ou les vivaces, il arrivera qu'elle ait à enchaîner plusieurs mesures à un rythme soutenu, mais avec toujours cette maîtrise totale du geste qui la fera stopper net dès que nécessaire.
Chaque instrument se rend-il compte du résultat global. Possible, mais pas sur. Ils ont l'air tellement concentrés.
Pour le spectateur auditeur c'est un régal. Si il ferme les yeux, la musique est un tout, et si il les ouvre, il reprend conscience que ce n'est qu'une juxtaposition de sons provenant d'instruments très différents les uns des autres.
Le petit homme joue avec cette énorme machine, c'est sa chose.. Il saute, s'agite, se gonfle, se recroqueville. il lui arrache ce qu'elle a de meilleur.
Les feuilles des partitions tournent. En ont ils vraiment besoin ? Sans doute, car ils les regardent souvent, et semblent se préparer quand arrive "leur" moment..
Aujourd'hui la multi-présence de la musique de grande qualité partout dans nos vies nous a fait perdre la conscience de l'interprétation. Mais j'imagine qu'à l'époque quand on écoutait pour la première fois une symphonie à Paris ou à Vienne, le choc devait être phénoménal.
Bravo les artistes.
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