La météo ne doit pas être une science facile. Je me suis équipé vers la période de Noël d'un pluviomètre. En fait je cherchais des idées de cadeaux pour les hommes de la famille et l'objet m'a paru sympathique, car comme l'un de nos sujets de conversation favori est le temps qu'il fait, pouvoir argumenter ses dires de façon scientifique apporte une touche de crédibilité supplémentaire à ces discussions passionnées.
Au mois d'avril, il a fait un temps magnifique, et du premier au trentième jour, l'appareil en question est resté désespérément vide. Pas un cm d'eau. Des températures dignes d'un mois de Juillet. Inquiétude généralisée, sécheresse prévisible, articles dans la presse locale demandant de limiter l'arrosage et le lavage des voitures..
Arrive le mois de Mai, et la pluie commence à tomber...
Cet après midi mon pluviomètre a débordé. 120 mm d'eau en 15 jours, et ça continue. Je l'ai vidé, et il recommence à se remplir.
Aujourd'hui, la pluie n'a pas cessé de tomber de la journée, et en plus il fait froid.
Alors, que penser ? Que le temps se détraque, que la terre se réchauffe ( pas évident aujourd'hui..), ou alors plus simplement que, faute de mieux, nous nourrissons une partie de nos existences d'un rapport à la météo que les hommes ont sans doute toujours eu, sauf qu'il fut un temps ou sa vie en dépendait directement et ou un printemps pourri pouvait annoncer des disettes l'hiver suivant.
Nous avons du inconsciemment garder quelques zones mémoires accessibles à cette sensibilité climatique dans un coin de notre cerveau, mais aujourd'hui les préoccupations ont changées. Au fait, est ce qu'il va faire beau en Corse la semaine prochaine ?...
jeudi 17 mai 2007
mercredi 16 mai 2007
Lugdunum
Il faut avoir vu le site de Fourviéres depuis l'esplanade qui se trouve sur la colline de la Croix Rousse, devant l'ancien Lycée des textiles, pour comprendre le choix de César d'installer une colonie romaine en ce lieu.
On y voit la Saone arriver par le nord, se heurter à une avancée rocheuse, se frayer un chemin dans le défilé de Pierre Scize, se tordre et finir par contourner l'obstacle, l'entourant ainsi sur les deux tiers de sa surface. Du coup Fourviéres ressemble à un cap, à un promontoire qui domine la rivière, tout en étant protégé par elle. Position stratégiquement intéressante.
Il est clair aussi que l' auteur de La guerre des Gaules n'avait pas du prévoir l'extension de la Cité, car quoi de plus mal commode que de faire descendre la ville dans cet entre deux fleuves marécageux et difficile à aménager.
Mais les hommes ont ceci de remarquable, c'est que rien ne leur parait impossible à priori, et finalement en canalisant les deux arrivées d'eaux, en repoussant le confluent de plus en plus loin vers le sud, en traversant le Rhone à son tour, ils sont arrivés à se faire de l'espace et à repousser les limites toujours plus à l'est.
Débuter en construisant sur deux collines, donc sans terrain plat, ce n'était pas vraiment choisir la facilité, mais c'est aussi ce qui rend cette ville si originale .
On y voit la Saone arriver par le nord, se heurter à une avancée rocheuse, se frayer un chemin dans le défilé de Pierre Scize, se tordre et finir par contourner l'obstacle, l'entourant ainsi sur les deux tiers de sa surface. Du coup Fourviéres ressemble à un cap, à un promontoire qui domine la rivière, tout en étant protégé par elle. Position stratégiquement intéressante.
Il est clair aussi que l' auteur de La guerre des Gaules n'avait pas du prévoir l'extension de la Cité, car quoi de plus mal commode que de faire descendre la ville dans cet entre deux fleuves marécageux et difficile à aménager.
Mais les hommes ont ceci de remarquable, c'est que rien ne leur parait impossible à priori, et finalement en canalisant les deux arrivées d'eaux, en repoussant le confluent de plus en plus loin vers le sud, en traversant le Rhone à son tour, ils sont arrivés à se faire de l'espace et à repousser les limites toujours plus à l'est.
Débuter en construisant sur deux collines, donc sans terrain plat, ce n'était pas vraiment choisir la facilité, mais c'est aussi ce qui rend cette ville si originale .
mercredi 9 mai 2007
La chapelle
C'est un édifice dont l'emplacement m'a toujours intrigué. Sur une petite éminence, à proximité d'une route très fréquentée, mais sans rien autour sinon un grand arbre. Pendant des années, cette chapelle a semblé abandonnée, et elle se dégradait lentement. Elle a très peu d'ouvertures, mis à part deux portes sur le devant desservant ce qui pourrait être une ( petite) nef et une chapelle latérale. Pratiquement pas de fenêtres sinon quelques petites fentes au sommets arrondis et très étroites. Portes fermées il ne doit pas faire clair à l'intérieur. Elle est sans doute être assez vieille si j'en juge par les linteaux des portes. Époque Renaissance peut être.
il y a quelques années elle s'est retrouvée avec un voisin très proche et sans doute dérangeant pour son calme: le TGV.
Pour se faire pardonner, je présume, on lui a fait une rénovation complète. Nouvelle peinture, nettoyage des abords... Elle s'est retrouvée toute pimpante, mais toujours aussi peu fréquentée, et gardant sa part de mystère. A quoi sert elle ?, si elle sert...Je me suis toujours dit qu'un jour je m'arrêterai pour m'approcher. J'aime ce genre de lieux.
Cet après midi en passant devant du bon coté, j'ai eu un choc. Elle était grande ouverte, avec des employés municipaux qui s'affairaient autour à tondre le pré qui l'entoure. Je suppose qu'on avait du en profiter pour l'aérer.
J'ai failli m'arrêter. Mais une pensée m'a retenu. Et si l'intérieur était très moche. Vu son isolement je suppose qu'on ne laisse aucun objet de valeur à l'intérieur. Ne cassons pas les idées vagabondes. Il sera toujours temps de se renseigner sur son histoire. Pour l'instant imaginons lui un passé glorieux. Construit par une châtelaine locale en remerciement de quelque demande au très haut exaucée...c'est un exemple.
il y a quelques années elle s'est retrouvée avec un voisin très proche et sans doute dérangeant pour son calme: le TGV.
Pour se faire pardonner, je présume, on lui a fait une rénovation complète. Nouvelle peinture, nettoyage des abords... Elle s'est retrouvée toute pimpante, mais toujours aussi peu fréquentée, et gardant sa part de mystère. A quoi sert elle ?, si elle sert...Je me suis toujours dit qu'un jour je m'arrêterai pour m'approcher. J'aime ce genre de lieux.
Cet après midi en passant devant du bon coté, j'ai eu un choc. Elle était grande ouverte, avec des employés municipaux qui s'affairaient autour à tondre le pré qui l'entoure. Je suppose qu'on avait du en profiter pour l'aérer.
J'ai failli m'arrêter. Mais une pensée m'a retenu. Et si l'intérieur était très moche. Vu son isolement je suppose qu'on ne laisse aucun objet de valeur à l'intérieur. Ne cassons pas les idées vagabondes. Il sera toujours temps de se renseigner sur son histoire. Pour l'instant imaginons lui un passé glorieux. Construit par une châtelaine locale en remerciement de quelque demande au très haut exaucée...c'est un exemple.
vendredi 4 mai 2007
Le principe anthropique
L'avantage qu'il y a à passer beaucoup de temps dans sa voiture pour aller voir des clients, c'est que l'on écoute beaucoup la radio, et quelquefois ( pas toujours..), on tombe sur des émissions passionnantes.
Notamment celle de ce début d'après midi dont le thème était "l'univers est il fait pour l'homme ?". Ce qui m'a permis de découvrir le principe anthropique . Rien à voir avec l'entropie qui explique pourquoi les choses vont naturellement vers le désordre si on les laisse faire. Autre principe mainte fois vérifié et tellement vrai.
Ici la question est simple : l'univers a t 'il pour but d'arriver à l'homme : principe anthropique dit "fort". Le "faible" est plus raisonnable et pense que seuls quelques modèles d'univers sont compatibles avec l'existence d'êtres intelligents.
Cela m'a rappelé un livre ou l'auteur énonçait l'idée que l'univers n'existe que parce que nous sommes là pour l'observer. Sans observateur pas d'univers...
Et si les choses n'existaient plus dès que je ne les regarde plus.
On peut se perdre dans ces raisonnement. C'est passionnant et perturbant à la fois.
Une chose est sure : la route parait nettement plus courte.
Notamment celle de ce début d'après midi dont le thème était "l'univers est il fait pour l'homme ?". Ce qui m'a permis de découvrir le principe anthropique . Rien à voir avec l'entropie qui explique pourquoi les choses vont naturellement vers le désordre si on les laisse faire. Autre principe mainte fois vérifié et tellement vrai.
Ici la question est simple : l'univers a t 'il pour but d'arriver à l'homme : principe anthropique dit "fort". Le "faible" est plus raisonnable et pense que seuls quelques modèles d'univers sont compatibles avec l'existence d'êtres intelligents.
Cela m'a rappelé un livre ou l'auteur énonçait l'idée que l'univers n'existe que parce que nous sommes là pour l'observer. Sans observateur pas d'univers...
Et si les choses n'existaient plus dès que je ne les regarde plus.
On peut se perdre dans ces raisonnement. C'est passionnant et perturbant à la fois.
Une chose est sure : la route parait nettement plus courte.
jeudi 3 mai 2007
Tract
Ce midi à l'entrée du self, des syndicalistes de la zone distribuaient des tracts. Dernières offensives avant les élections ? ...
Même pas, le but était d'attirer l'attention des travailleurs de la zone sur les problèmes liés à son développement trop rapide.
Quand nous nous sommes installés là il y a 4 ans, nous étions tout seuls, isolés. Le tramway n'était pas encore fait, et nos seuls voisins, souvent turbulents, étaient les manouches qui faisaient disjoncter nos installations en se branchant de façon sauvage sur nos compteurs EDF.
Puis tout s'est enchaîné très vite, les bâtiments sont sortis de terre comme des champignons,
de grosses sociétés sont devenues nos voisines, et le tram blanc qui roule de façon feutrée sur son gazon rythme désormais notre ennui lors de certaines réunions, par ses passages alternés devant nos baies vitrées.
Aujourd'hui, nous serions plus de 5000 personnes à travailler dans le coin, et il parait que le soir ça bouchonne sec aux feux tricolores.
Entreprises de la nouvelle économie.. beaucoup de personnel jeune et féminin.. donnez nous un restaurant d'entreprise adapté, des crèches ,et améliorez le plan de circulation..
Je n'ai pas vu l'intégralité du débat d'hier, mais je n'ai pas l'impression que ce problème ait été abordé.
Et pourtant...
Même pas, le but était d'attirer l'attention des travailleurs de la zone sur les problèmes liés à son développement trop rapide.
Quand nous nous sommes installés là il y a 4 ans, nous étions tout seuls, isolés. Le tramway n'était pas encore fait, et nos seuls voisins, souvent turbulents, étaient les manouches qui faisaient disjoncter nos installations en se branchant de façon sauvage sur nos compteurs EDF.
Puis tout s'est enchaîné très vite, les bâtiments sont sortis de terre comme des champignons,
de grosses sociétés sont devenues nos voisines, et le tram blanc qui roule de façon feutrée sur son gazon rythme désormais notre ennui lors de certaines réunions, par ses passages alternés devant nos baies vitrées.
Aujourd'hui, nous serions plus de 5000 personnes à travailler dans le coin, et il parait que le soir ça bouchonne sec aux feux tricolores.
Entreprises de la nouvelle économie.. beaucoup de personnel jeune et féminin.. donnez nous un restaurant d'entreprise adapté, des crèches ,et améliorez le plan de circulation..
Je n'ai pas vu l'intégralité du débat d'hier, mais je n'ai pas l'impression que ce problème ait été abordé.
Et pourtant...
mercredi 2 mai 2007
Friche industrielle
Il y a vingt ans, c'était une usine vieillotte, enserrée dans le fond de sa petite vallée et qui fabriquait des.. couvertures.
je me souviens y avoir passé des heures à essayer de faire fonctionner les premiers gros ensembles moto variateurs électroniques sur de vieilles mécaniques qui s'en trouvaient du coup toutes rajeunies.
M. D le contremaître était facilement en colère et l'électronique était très capricieuse. L'ambiance était souvent tendue.
Les couvertures fabriquées étaient en grande partie destinées à l'armée. Elles étaient vilaines, râpeuses à souhait et trônaient sur tous les lits au carré des bidasses de France ( et peut étre de Navarre, va savoir).
Je suis retourné sur les lieux cet après midi pour voir un client qui m'a donné cette adresse.
De la grosse usine, il ne reste plus que quelques morceaux vendus en lot à des petites sociétés qui se partagent l'espace. J'y ai vu du tuning pour voitures de jeunes frimeurs, des sociétés de mécanique, des structures aux noms bizarres et aux activités mystérieuses.
Le reste est laissé à l'abandon et ne ressemble à rien, pour l'instant du moins.
Par contre, la question demeure. Qui fabrique les couvertures de l'armée aujourd'hui ?
Des chinois ou des Hindous ?.
A moins que vu le réchauffement climatique....
je me souviens y avoir passé des heures à essayer de faire fonctionner les premiers gros ensembles moto variateurs électroniques sur de vieilles mécaniques qui s'en trouvaient du coup toutes rajeunies.
M. D le contremaître était facilement en colère et l'électronique était très capricieuse. L'ambiance était souvent tendue.
Les couvertures fabriquées étaient en grande partie destinées à l'armée. Elles étaient vilaines, râpeuses à souhait et trônaient sur tous les lits au carré des bidasses de France ( et peut étre de Navarre, va savoir).
Je suis retourné sur les lieux cet après midi pour voir un client qui m'a donné cette adresse.
De la grosse usine, il ne reste plus que quelques morceaux vendus en lot à des petites sociétés qui se partagent l'espace. J'y ai vu du tuning pour voitures de jeunes frimeurs, des sociétés de mécanique, des structures aux noms bizarres et aux activités mystérieuses.
Le reste est laissé à l'abandon et ne ressemble à rien, pour l'instant du moins.
Par contre, la question demeure. Qui fabrique les couvertures de l'armée aujourd'hui ?
Des chinois ou des Hindous ?.
A moins que vu le réchauffement climatique....
mardi 1 mai 2007
Premier Mai = muguet.
Cette année, c'est une année à muguet, tout le monde le dit, et c'est prouvé. Durant la fête de dimanche, toutes les tables étaient décorées magnifiquement de dizaines de bouquets de muguet récolté dans les bois alentours. Il suffisait parait il de se baisser pour en ramasser.
Aujourd'hui, en vélo, j'ai croisé des tas de promeneurs à pied qui en avait les pleines mains, et des petits mômes qui en vendaient à la sauvette dans toutes les traversées de village.
Celui de notre jardin a fait un effort. Il a fait une tige de fleur et 3 clochettes.
C'est méritoire, et heureusement que c'était une bonne année, sinon je n'aurais pas offert de muguet ce matin à AL. Il faut garder les traditions.
Ce matin arrêt surprise chez J et M. Participation à un dilemme, pourquoi les joints du carrelage fait hier, et blancs, sont ils ce matin couleur rouille. Explication, la pluie d'hier soir à fait couler de l'eau colorée venant des fils de fers qui tiennent le canisse. Vexant, mais rustique en un jour, c'est fort.
Deuxième arrêt surprise chez T et B. Présentation de leur future maison. Là aussi très différente de la précédente, y compris le cadre presque champètre.
Besoin de changement...
Aujourd'hui, en vélo, j'ai croisé des tas de promeneurs à pied qui en avait les pleines mains, et des petits mômes qui en vendaient à la sauvette dans toutes les traversées de village.
Celui de notre jardin a fait un effort. Il a fait une tige de fleur et 3 clochettes.
C'est méritoire, et heureusement que c'était une bonne année, sinon je n'aurais pas offert de muguet ce matin à AL. Il faut garder les traditions.
Ce matin arrêt surprise chez J et M. Participation à un dilemme, pourquoi les joints du carrelage fait hier, et blancs, sont ils ce matin couleur rouille. Explication, la pluie d'hier soir à fait couler de l'eau colorée venant des fils de fers qui tiennent le canisse. Vexant, mais rustique en un jour, c'est fort.
Deuxième arrêt surprise chez T et B. Présentation de leur future maison. Là aussi très différente de la précédente, y compris le cadre presque champètre.
Besoin de changement...
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