Je suis en décalage pour raconter nos week end, mais les semaines défilent tellement vite que le temps m'a fait défaut la semaine dernière.
Ce n'est pas grave, car finalement le recul permet de discerner l'essentiel.
Il reste des point marquants. La cathédrale du Puy par exemple. Nouvelle visite, mais en arrivant par une autre porte que la majestueuse entrée principale en haut de son escalier impressionnant. On est rentrés dans l'édifice directement par sa partie la plus ancienne. Ca change tout. Petit salut en passant à la statue de Saint Jacques, point de départ quasi obligé des marcheurs du fameux chemin des étoiles.
On a vu un couple qui s'apprêtait à partir. Un petit tour pour prendre son carnet du pèlerin. Un tampon, et en avant...
Finalement on est ressortis par le grand escalier, et c'est encore plus grandiose. Il plonge vers la ville basse, et au delà on voit les collines par lesquelles il va falloir entamer le périple.
Le Samedi matin, visite de Chaudes aigues et de sa source d'eaux chaudes à 82 ° C. Il faisait -4° à l'extérieur. Rude contraste. Les romains avaient déjà entrevus ce que l'on pouvait faire de cette manne naturelle. C'est un super chauffage central. Quand on a visité l'église, jolie, mais sans particularité, on est entrés dans un bâtiment que l'on attendait glacial, et oh surprise, il y faisait très doux. On entendait de l'eau couler sous les dalles, et pour cause, il existe sous le sol, tout un réseau de canalisations que l'on peut fermer ou ouvrir à l'aide de vannes rudimentaires et qui grâce à l'eau des sources donne cette sensation agréable.
On a visité le musée tout proche de la géothermie. L'eau qui vient du plateau de la Margeride, descend en quelques millénaires jusqu'à 5000 mètres, trouve un point chaud, et en empruntant un réseau de failles inclinées, remonte en quelques minutes à la surface.
Samedi après midi, soins au centre thermal spécialisé dans les problèmes d'arthrose. C'est très agréable, surtout les massages... Le personnel avait bien l'air un peu surpris que l'on ai mal nulle part, mais on leur a expliqué que c'était un week end découverte. On verra plus tard pour une éventuelle utilisation thérapeutique. On est pas pressés..
Dimanche matin, parcours découverte du plateau de l'Aubrac. Arrêt obligatoire à Laguiole pour acheter un "vrai de vrai certifié" des célebrissimes canifs. On a appris que seul un tout petit pourcentage des couteaux dits "laguiole" vendus dans le monde entier sont fabriqués ici. La marque a oublié d'être déposée, et du coup les copies, bonnes ou mauvaises, fleurissent de partout.
Le mien a son certificat et est garanti à vie. C'est vrai que pour la faire jouer le cas échéant, il faut remonter ici. Pourvu qu'il tienne bon...
Passage au hameau de Aubrac qui a donné son nom au plateau. On comprend pourquoi cette partie du chemin de Saint Jacques peut être soit merveilleuse par un beau temps calme et ensoleillé, soit sinistre, si il fait froid et qu'il pleut... Le plateau lui même s'étend à perte de vue. Seuls les murets de pierre sombre, les vaches et quelques fermes basses et isolées rythment le paysage.
Si l'on rajoute à cela quelques bons repas, et notamment des fromages locaux à se pâmer, on en conclura que la France profonde a décidément du bon et gagne à être connue...
La prochaine fois on parlera du peintre Balthus, mais comme disait Kipling, cela est une autre histoire.
lundi 27 octobre 2008
lundi 13 octobre 2008
Culturissimo...
Tout a commencé vendredi soir avec le spectacle de Gérard M., un chanteur à texte dans la lignée des Boby Lapointe, un peu Joel Alain dans le style pour les connaisseurs, et qui nous a complètement sorti du temps et balancé dans l'espace, avec ce qui ressemble à des chansonnettes, mais qui en fait sont des morceaux de bravoure à l'écriture poétique, comique, et profonde à la fois.
Il avait une formation composée de musiciens doués capables de passer du piano à la batterie, de la clarinette à la cornemuse, de l'accordéon à la guitare. Ce genre d'exercice me laisse pantois..
La chanson " Olga", celle qui n'aime pas les babas mais les éclairs si, qui n'aime pas Ajaccio, mais Calvi si, qui ne veut pas faire d'enfant mais l'élever si....., nous est restée un long moment dans la tète.
Finalement pas si longtemps d'ailleurs, car samedi lever 6 heure pour un départ à Lausanne ( Helvetie pour ceux qui n'auraient pas compris les contradictions de la belle Olga...). Arrivée voilée dans la brume du lac, vite suivie par le beau temps et visite du musée de l'Hermitage situé dans une ancienne maison de maître au milieu d'un grand parc magnifique..
Parcours fulgurant dans la peinture Italienne du 14 ème au 17 ème siècle. Évolution frappante du statut de l'artisan doué mais mal payé, considéré au même titre que le charpentier ou l'ébéniste comme un décorateur d'intérieur à celui de l'Artiste reconnu honoré, grassement payé et courtisé par les plus grands. Débordé aussi, au point de faire des Ateliers ou les élèves préparent les grandes lignes du tableau, et ou il fignole les détails qu'il s'est réservés, souvent mains et visages, et signe.
Ils ont nom Bellini, Raphael, Canaletto, Titien, Le Tintoret ou Botticelli.... ou mème Carpaccio...Ils ont des thèmes récurrents comme les Vierges à l'enfant toutes plus belles les unes que les autres ( et ou l'enfant à toujours le sexe apparent, pour que l'on sache bien que ce n'est pas un ange, mais bien un homme...) Tout est codifié, encadré, mais la technique est époustouflante quand on vous l'explique en détail.
Nous avions déja vu des tableaux de ces maitres à Venise, mais ils sont dans des églises, sombres de la suie des cierges et mal éclairés. Ici ils ont été restaurés, les couleurs claquent, les rouges, les verts, les bleus.. et ce n'est plus du tout la mème peinture...
Après midi au musée de l'art Brut, toujours à Lausanne ( ville qui ne semble pas connaître le terrain plat..).
Totalement un autre univers. L'art Brut est fait par des gens qui n'ont jamais eu de formation artistique, qui ne créent que pour eux et pas pour être vus, et qui travaillent souvent la nuit en enchaînant des thèmes récurrents jusqu'à l'obsession. Ce sont souvent des autistes, des aliénés ou au moins des gens très troublés. Comme un fait exprès, dimanche soir on a été voir le film " Séraphine" qui raconte l'histoire vraie de Séraphine de Senlis, sans savoir qu'il illustrerait à merveille notre visite de la veille.
Si on rajoute à ce programme que dimanche après midi, je me suis fait plaisir en allant voir le film de Martin Scorcese sur les Stones (Shine à light) et que j'ai failli me mettre debout dans le cinéma ( heureusement pratiquement vide) aux premiers accords de Jumping Jack Flash, qu'à la fin de chaque morceaux, je me retenais pour pas applaudir, on aura un aperçu de ce que l'on pourrait appeler un certain éclectisme culturel.
Mais j'aime bien...
Il avait une formation composée de musiciens doués capables de passer du piano à la batterie, de la clarinette à la cornemuse, de l'accordéon à la guitare. Ce genre d'exercice me laisse pantois..
La chanson " Olga", celle qui n'aime pas les babas mais les éclairs si, qui n'aime pas Ajaccio, mais Calvi si, qui ne veut pas faire d'enfant mais l'élever si....., nous est restée un long moment dans la tète.
Finalement pas si longtemps d'ailleurs, car samedi lever 6 heure pour un départ à Lausanne ( Helvetie pour ceux qui n'auraient pas compris les contradictions de la belle Olga...). Arrivée voilée dans la brume du lac, vite suivie par le beau temps et visite du musée de l'Hermitage situé dans une ancienne maison de maître au milieu d'un grand parc magnifique..
Parcours fulgurant dans la peinture Italienne du 14 ème au 17 ème siècle. Évolution frappante du statut de l'artisan doué mais mal payé, considéré au même titre que le charpentier ou l'ébéniste comme un décorateur d'intérieur à celui de l'Artiste reconnu honoré, grassement payé et courtisé par les plus grands. Débordé aussi, au point de faire des Ateliers ou les élèves préparent les grandes lignes du tableau, et ou il fignole les détails qu'il s'est réservés, souvent mains et visages, et signe.
Ils ont nom Bellini, Raphael, Canaletto, Titien, Le Tintoret ou Botticelli.... ou mème Carpaccio...Ils ont des thèmes récurrents comme les Vierges à l'enfant toutes plus belles les unes que les autres ( et ou l'enfant à toujours le sexe apparent, pour que l'on sache bien que ce n'est pas un ange, mais bien un homme...) Tout est codifié, encadré, mais la technique est époustouflante quand on vous l'explique en détail.
Nous avions déja vu des tableaux de ces maitres à Venise, mais ils sont dans des églises, sombres de la suie des cierges et mal éclairés. Ici ils ont été restaurés, les couleurs claquent, les rouges, les verts, les bleus.. et ce n'est plus du tout la mème peinture...
Après midi au musée de l'art Brut, toujours à Lausanne ( ville qui ne semble pas connaître le terrain plat..).
Totalement un autre univers. L'art Brut est fait par des gens qui n'ont jamais eu de formation artistique, qui ne créent que pour eux et pas pour être vus, et qui travaillent souvent la nuit en enchaînant des thèmes récurrents jusqu'à l'obsession. Ce sont souvent des autistes, des aliénés ou au moins des gens très troublés. Comme un fait exprès, dimanche soir on a été voir le film " Séraphine" qui raconte l'histoire vraie de Séraphine de Senlis, sans savoir qu'il illustrerait à merveille notre visite de la veille.
Si on rajoute à ce programme que dimanche après midi, je me suis fait plaisir en allant voir le film de Martin Scorcese sur les Stones (Shine à light) et que j'ai failli me mettre debout dans le cinéma ( heureusement pratiquement vide) aux premiers accords de Jumping Jack Flash, qu'à la fin de chaque morceaux, je me retenais pour pas applaudir, on aura un aperçu de ce que l'on pourrait appeler un certain éclectisme culturel.
Mais j'aime bien...
mercredi 8 octobre 2008
Boum badaboum ( dixit Lilou Dallas...)
Le château de carte s'effondre. Les financiers sont dévorés par le monstre qu'ils ont créé, et les hommes politiques essaient tant bien que mal de freiner la chute d'un système ou tout repose sur la confiance des plus naïfs, c'est à dire nous, ceux qui ne comprennent pas grand chose au dit système .
Le pire, c'est que l'on apprend aujourd'hui que beaucoup "d'experts" ( ceux qui savent toujours tout.....aprés) n'ignoraient pas que cet édifice monté à la va vite par des investisseurs pressés de gagner un maximum d'argent dans un minimum de temps, reposait sur des piliers dont un grand nombre étaient pourris. Surtout aux USA patrie des cow boys..
Ça fait un peu penser à Venise : une ville aux palais magnifiques, mais qui reposent sur des morceaux de bois enfoncés dans la lagune et dont beaucoup sont en très mauvais état.
Résultat : le monde devient surréaliste. On voit des états ultra libéraux comme les Etats Unis d'Amérique des Busch et la Grande Bretagne de Margaret Thatcher nationaliser leurs banques à tour de bras, comme aux temps de la révolution bolchèvique. On voit également des milliards sortir de partout et filer à gauche, à droite au secours de tel ou tel, alors qu'on a entendu leurs propriétaires, il y apeu, dire qu'ils étaient fauchés et ne pouvaient pas augmenter le pouvoir d'achat des travailleurs.....
Ce matin à la radio j'ai entendu l'intervention d'un chef d'état Africain qui disait que pour l'instant cette crise était une affaire de riches, mais qui était surpris de voir que quand on réclame quelques centaines de millions d'euros pour lutter contre la faim dans le monde, c'est " circulez y rien à voir" comme disait Coluche, et qui voit aujourd'hui circuler ces milliards à des vitesses électroniques.
Tout cela est bien sur plus compliqué, mais les fondamentaux sont bien là. C'est une crise des boulimiques de la possession. Le toujours plus préféré au toujours mieux.
Les milliardaires Russes nouvellement enrichis continuent encore à louer des hôtels et des yacht sur la cote d'azur ou ils baffrent goulûment caviar et vodka entourés de call girls de luxe, et tout ça pour récupérer au mieux une bonne gueule de bois le lendemain matin.
Peut étre que demain ils boiront pour oublier qu'ils sont ruinés. Les slaves sont comme ça.
Le Pape lui même s'insurge contre la perte des vraies valeurs et l'absence cruelle d'éthique que tout cela sous tend. Peut être aussi que le trésorier du Vatican laisse des plumes dans cette tourmente.
Même les alter mondialistes ne rigolent pas . Ils ont aussi des économies... On est vert on en est pas moins homme. Aujourd'hui ils sont peut étre verts de peur ou de rage, va savoir..
En gros tout le monde en veut à tout le monde de lui avoir cassé son jouet avec des écrans tout plein partout et des courbes ascendantes, quelquefois de façon indécentes. Une érection finançière...
Si l'économie dite réelle n'avait pas hélas de gros risques de pâtir au moins un certain temps de
ce gigantesque ratage, il y aurait certainement une mine d'enseignements à tirer de cette
monstrueuse gabegie issue de la révolution technologique informatique, de la globalisation des échanges et de l'absence de "sages" pour tempérer les fous....
Peut être que certains traders touchés par la grâce vont se reconvertir dans l'humanitaire.
On aura bouclé la boucle...
Le pire, c'est que l'on apprend aujourd'hui que beaucoup "d'experts" ( ceux qui savent toujours tout.....aprés) n'ignoraient pas que cet édifice monté à la va vite par des investisseurs pressés de gagner un maximum d'argent dans un minimum de temps, reposait sur des piliers dont un grand nombre étaient pourris. Surtout aux USA patrie des cow boys..
Ça fait un peu penser à Venise : une ville aux palais magnifiques, mais qui reposent sur des morceaux de bois enfoncés dans la lagune et dont beaucoup sont en très mauvais état.
Résultat : le monde devient surréaliste. On voit des états ultra libéraux comme les Etats Unis d'Amérique des Busch et la Grande Bretagne de Margaret Thatcher nationaliser leurs banques à tour de bras, comme aux temps de la révolution bolchèvique. On voit également des milliards sortir de partout et filer à gauche, à droite au secours de tel ou tel, alors qu'on a entendu leurs propriétaires, il y apeu, dire qu'ils étaient fauchés et ne pouvaient pas augmenter le pouvoir d'achat des travailleurs.....
Ce matin à la radio j'ai entendu l'intervention d'un chef d'état Africain qui disait que pour l'instant cette crise était une affaire de riches, mais qui était surpris de voir que quand on réclame quelques centaines de millions d'euros pour lutter contre la faim dans le monde, c'est " circulez y rien à voir" comme disait Coluche, et qui voit aujourd'hui circuler ces milliards à des vitesses électroniques.
Tout cela est bien sur plus compliqué, mais les fondamentaux sont bien là. C'est une crise des boulimiques de la possession. Le toujours plus préféré au toujours mieux.
Les milliardaires Russes nouvellement enrichis continuent encore à louer des hôtels et des yacht sur la cote d'azur ou ils baffrent goulûment caviar et vodka entourés de call girls de luxe, et tout ça pour récupérer au mieux une bonne gueule de bois le lendemain matin.
Peut étre que demain ils boiront pour oublier qu'ils sont ruinés. Les slaves sont comme ça.
Le Pape lui même s'insurge contre la perte des vraies valeurs et l'absence cruelle d'éthique que tout cela sous tend. Peut être aussi que le trésorier du Vatican laisse des plumes dans cette tourmente.
Même les alter mondialistes ne rigolent pas . Ils ont aussi des économies... On est vert on en est pas moins homme. Aujourd'hui ils sont peut étre verts de peur ou de rage, va savoir..
En gros tout le monde en veut à tout le monde de lui avoir cassé son jouet avec des écrans tout plein partout et des courbes ascendantes, quelquefois de façon indécentes. Une érection finançière...
Si l'économie dite réelle n'avait pas hélas de gros risques de pâtir au moins un certain temps de
ce gigantesque ratage, il y aurait certainement une mine d'enseignements à tirer de cette
monstrueuse gabegie issue de la révolution technologique informatique, de la globalisation des échanges et de l'absence de "sages" pour tempérer les fous....
Peut être que certains traders touchés par la grâce vont se reconvertir dans l'humanitaire.
On aura bouclé la boucle...
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