lundi 27 octobre 2008

Eaux chaudes..

Je suis en décalage pour raconter nos week end, mais les semaines défilent tellement vite que le temps m'a fait défaut la semaine dernière.
Ce n'est pas grave, car finalement le recul permet de discerner l'essentiel.
Il reste des point marquants. La cathédrale du Puy par exemple. Nouvelle visite, mais en arrivant par une autre porte que la majestueuse entrée principale en haut de son escalier impressionnant. On est rentrés dans l'édifice directement par sa partie la plus ancienne. Ca change tout. Petit salut en passant à la statue de Saint Jacques, point de départ quasi obligé des marcheurs du fameux chemin des étoiles.
On a vu un couple qui s'apprêtait à partir. Un petit tour pour prendre son carnet du pèlerin. Un tampon, et en avant...
Finalement on est ressortis par le grand escalier, et c'est encore plus grandiose. Il plonge vers la ville basse, et au delà on voit les collines par lesquelles il va falloir entamer le périple.
Le Samedi matin, visite de Chaudes aigues et de sa source d'eaux chaudes à 82 ° C. Il faisait -4° à l'extérieur. Rude contraste. Les romains avaient déjà entrevus ce que l'on pouvait faire de cette manne naturelle. C'est un super chauffage central. Quand on a visité l'église, jolie, mais sans particularité, on est entrés dans un bâtiment que l'on attendait glacial, et oh surprise, il y faisait très doux. On entendait de l'eau couler sous les dalles, et pour cause, il existe sous le sol, tout un réseau de canalisations que l'on peut fermer ou ouvrir à l'aide de vannes rudimentaires et qui grâce à l'eau des sources donne cette sensation agréable.
On a visité le musée tout proche de la géothermie. L'eau qui vient du plateau de la Margeride, descend en quelques millénaires jusqu'à 5000 mètres, trouve un point chaud, et en empruntant un réseau de failles inclinées, remonte en quelques minutes à la surface.
Samedi après midi, soins au centre thermal spécialisé dans les problèmes d'arthrose. C'est très agréable, surtout les massages... Le personnel avait bien l'air un peu surpris que l'on ai mal nulle part, mais on leur a expliqué que c'était un week end découverte. On verra plus tard pour une éventuelle utilisation thérapeutique. On est pas pressés..
Dimanche matin, parcours découverte du plateau de l'Aubrac. Arrêt obligatoire à Laguiole pour acheter un "vrai de vrai certifié" des célebrissimes canifs. On a appris que seul un tout petit pourcentage des couteaux dits "laguiole" vendus dans le monde entier sont fabriqués ici. La marque a oublié d'être déposée, et du coup les copies, bonnes ou mauvaises, fleurissent de partout.
Le mien a son certificat et est garanti à vie. C'est vrai que pour la faire jouer le cas échéant, il faut remonter ici. Pourvu qu'il tienne bon...
Passage au hameau de Aubrac qui a donné son nom au plateau. On comprend pourquoi cette partie du chemin de Saint Jacques peut être soit merveilleuse par un beau temps calme et ensoleillé, soit sinistre, si il fait froid et qu'il pleut... Le plateau lui même s'étend à perte de vue. Seuls les murets de pierre sombre, les vaches et quelques fermes basses et isolées rythment le paysage.
Si l'on rajoute à cela quelques bons repas, et notamment des fromages locaux à se pâmer, on en conclura que la France profonde a décidément du bon et gagne à être connue...
La prochaine fois on parlera du peintre Balthus, mais comme disait Kipling, cela est une autre histoire.

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