jeudi 18 juin 2009

Humanité

Difficile de lui donner un âge précis, mais ce qui est sur c'est que sa tète de petite fille dépassait à peine du tapis roulant situé derrière la caisse de la supérette. Elle venait péniblement de récupérer les quelques articles qu'on avait du lui demander de ramener à la maison, pour les mettre en vrac dans un sac trop grand pour elle.
Quand la caissière lui a annoncé le prix, elle a ouvert un petit porte monnaie à fermeture éclair et a versé tout le contenu sur le tapis.
Il y avait beaucoup trop... La caissière, dame d'un certain âge, et avec un sourire, a pris ce qu'il fallait, a remis le reste dans le petit porte monnaie et a demandé à la petite fille de lui passer son sac pour ranger un peu les articles afin qu'ils résistent au trajet.
La petite est repartie avec la rapidité des gens pour qui cette opération d'achat n'est pas une nouveauté.
Si on rajoute à cela que la jeune fille qui était avant moi, voyant que je n'avais qu'un article m'avait proposé de passer devant elle juste avant, je me suis fait la réflexion que l'humanité existe. Il suffit de la traquer là ou elle est réellement et pas là ou on pense qu'elle devrait se trouver..

lundi 15 juin 2009

Poéme..

Trouvé, en effectuant du rangement, cette modeste oeuvrette écrite en 2005 à la suite d'une visite de l'église de Saint Chef et de ses fresques exceptionnelles.

Fresques.

Du haut de son plafond,
Le Christ dans sa mandorle,
Observait le capuchon
Du moine copiant ses paroles.

Il n'était pas Le seul d'ailleurs,
Car de partout sur les murs,
de multiples veilleurs
Fixaient la robe de bure.

Il y avait là, des anges, toute la panoplie
A deux ou six ailes suivant la hiérarchie,
Chérubins, Séraphins, qu'importe le statut,
Ils soutenaient le travail de cet humble élu.

Inconscient de tous ces regards en éveil,
Le moine recopiait lentement en baillant,
Les textes latins venus du fond des temps.
Mais mon Dieu comme il avait sommeil...

lundi 8 juin 2009

Périple Bourguignon

Nous sommes arrivés à Beaune sous la grisaille et les averses éparses. Pour beaucoup de gens, Beaune c'est une aire d'autoroute. Pour quelques amateurs, c'est des caves remplies de grands crus de bons vins des coteaux de Bourgogne. En fait Beaune a gardé de son ancien statut de "Capitale" une très belle, et superbement bien conservée, architecture médiévale avec des remparts encore bien dessinés et de magnifiques bâtiments aux tuiles vernissées multicolores à motifs, dont les célèbres " Hospices ". Notre guide nous a tout dit ou presque de leur création et de leur histoire. J'ai surtout retenu en touriste très moyen que le vin avait une importance centrale dans la richesse et la vie de cette région. Pour notre guide, le vin de Bourgogne n'a pas d'équivalent dans le monde, car il est le fruit d'une terre, qui varie au gré des subtilités géologiques de la "cote" et ce à quelques mètres prés, et aussi d'une histoire, les vignes ayant été plantées là il y a plusieurs siècles. C'est vrai que le Bourgogne est bon... Riche, charpenté si il est un peu vieux, mais agréable au nez et au palais. On sait, on a gouté avec Yvon. Un verre pas plus...
On a vu aussi la salle ou a été tournée la célèbre scène de "La grande Vadrouille", et ça tout le monde connaît.
Toute la ville est parcourue sur ses antiques bases romaines de caves remplies de milliers de bouteille. Ces caves communiquent souvent entres elles, et créent un réseau très dense et bien mystérieux sous nos pieds.
Le soir nous somme partis sur Dijon. Autre paysage. Capitale provinciale et résidence au moins partielle des célèbres Ducs de Bourgogne ( Les Valois, pas les Capétiens qui eux justement étaient à Beaune...). Philippe le Hardi, fils de Jean II le bon ( "Père gardez vous à gauche, père gardez vous à droite..".) Jean sans peur, Philippe le bon, et le célèbre Charles le téméraire. Quelques mariages intelligent permettant de joindre le duché aux Flandres, et tout cela vous donne une avalanche de merveilles architecturales, et artistiques, que les différents conflits ont par chance épargnés.
Fin du périple par la visite d'une exposition consacrée aux "fauves Hongrois", courant de peinture des années 1904 à 1914 et illustré coté France par Matisse. Les couleurs sont vives et très loin de la réalité. Cela a fortement choqué à l'époque. Aujourd'hui grâce à la multiplicité des reproductions, notre oeil s' y est fait, et voir du vert sur un visage ne nous agresse plus. Mais en y regardant de prés. Quand même, il fallait oser.

mercredi 3 juin 2009

Le vertige du temps......

Quand on a été habitué à vivre au rythme imposé des horaires pendant plusieurs décennies, il est plus difficile que prévu de gérer l'utilisation libre du temps. Personnellement depuis Lundi, j'ai un peu tendance à commencer une chose, puis penser que j'en ai une autre à faire et laisser la première en plan. Résultat ce matin, je me suis rendu compte à onze heures que je n'avais fait qu'une moitié du lit ou l'autre jour que j'avais laissé le jet d'arrosage ouvert.
J'ai encore un peu de peine à trouver mes marques. En fait les matinées passent très vite parce qu'elles sont décalées et ne commencent en fait que vers 9h30, 10 heures..
Pour les après midi, c'est plus problématique. C'est là qu'il faudra caser des activités extérieures permettant de boucler la case 15/18 heures.
Sinon, on peut toujours aller faire une ballade à pied ou des courses, encore faut il qu'il fasse beau ou que l'on ai besoin de quelques choses.
On peut aussi faire du dessin ou de la musique, voire du bricolage ou du jardinage.
Il n'existe pas d'emploi du temps type du retraité.
Un mode de fonctionnement à inventer.