Nous sommes arrivés à Beaune sous la grisaille et les averses éparses. Pour beaucoup de gens, Beaune c'est une aire d'autoroute. Pour quelques amateurs, c'est des caves remplies de grands crus de bons vins des coteaux de Bourgogne. En fait Beaune a gardé de son ancien statut de "Capitale" une très belle, et superbement bien conservée, architecture médiévale avec des remparts encore bien dessinés et de magnifiques bâtiments aux tuiles vernissées multicolores à motifs, dont les célèbres " Hospices ". Notre guide nous a tout dit ou presque de leur création et de leur histoire. J'ai surtout retenu en touriste très moyen que le vin avait une importance centrale dans la richesse et la vie de cette région. Pour notre guide, le vin de Bourgogne n'a pas d'équivalent dans le monde, car il est le fruit d'une terre, qui varie au gré des subtilités géologiques de la "cote" et ce à quelques mètres prés, et aussi d'une histoire, les vignes ayant été plantées là il y a plusieurs siècles. C'est vrai que le Bourgogne est bon... Riche, charpenté si il est un peu vieux, mais agréable au nez et au palais. On sait, on a gouté avec Yvon. Un verre pas plus...
On a vu aussi la salle ou a été tournée la célèbre scène de "La grande Vadrouille", et ça tout le monde connaît.
Toute la ville est parcourue sur ses antiques bases romaines de caves remplies de milliers de bouteille. Ces caves communiquent souvent entres elles, et créent un réseau très dense et bien mystérieux sous nos pieds.
Le soir nous somme partis sur Dijon. Autre paysage. Capitale provinciale et résidence au moins partielle des célèbres Ducs de Bourgogne ( Les Valois, pas les Capétiens qui eux justement étaient à Beaune...). Philippe le Hardi, fils de Jean II le bon ( "Père gardez vous à gauche, père gardez vous à droite..".) Jean sans peur, Philippe le bon, et le célèbre Charles le téméraire. Quelques mariages intelligent permettant de joindre le duché aux Flandres, et tout cela vous donne une avalanche de merveilles architecturales, et artistiques, que les différents conflits ont par chance épargnés.
Fin du périple par la visite d'une exposition consacrée aux "fauves Hongrois", courant de peinture des années 1904 à 1914 et illustré coté France par Matisse. Les couleurs sont vives et très loin de la réalité. Cela a fortement choqué à l'époque. Aujourd'hui grâce à la multiplicité des reproductions, notre oeil s' y est fait, et voir du vert sur un visage ne nous agresse plus. Mais en y regardant de prés. Quand même, il fallait oser.
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