mercredi 28 novembre 2007

Jeanne

Quand elle arrive sur scène après un long moment de musiques ou de sons bizarres à base d'eau, on se demande comment elle tient debout. Jambes trop longues ? talons trop hauts ? mini jupe noire trop courte ?.... un peu tout ça à la fois. Ça lui donne un air fragile. Elle n'est pas très épaisse la Jeanne. Mais ce doit être la nouvelle chanson féminine française qui veut ça. Adrienne et Emilie n'étaient pas épaisses non plus. Il faut dire que toutes trois ne ménagent pas leurs efforts sur scène. C'est quand Jeanne se met derrière son piano que tout le reste s'estompe. C'est vrai qu'elle ne sait pas vraiment quoi faire de ses grandes jambes , mais pour les doigts, pas de problème. Ils galopent sur le clavier. C'est à peine si on les voit. La voix est juste bien. Pas trop forcée claire et distincte. On comprend les paroles et les paroles nous parlent. C'est plus gai qu' Adrienne. Les mélodies alternent du doux et du plus Rock. Il y a une reprise de "l'homme à la moto" qui souffle sérieusement la poussière de ce vieux tube des années 50.
La foule hétéroclite est conquise. On fait les choeurs pendant un morceau, on tape dans ses mains, on rappelle, une fois deux fois... Elle revient docile, et on sent qu'elle aime ça.
Finalement elle nous a fait passer une bonne soirée Jeanne. Adrienne et Emily aussi. Décidément cette nouvelle scène féminine Française à du talent. En plus elle jouent toutes très bien de plusieurs instruments, et rien que pour cet aspect des choses : respect.

jeudi 22 novembre 2007

Les joies du métier.

Décollage de la maison 7H30 direction Lusigny dans l'Allier. Température clémente de 10° C, temps maussade devenant pluvieux puis brumo pluvieux au fil des kilomètres. Bouchon très tôt sur l'A43 ( grèves obligent..). Contournement Est de Lyon fermé à cause des restes d'un accident de poids lourds arrivé plus tôt en fin de nuit. Périphérique (saturé), Théo ( payant) et autoroute A6 dans le double brouillard, celui de la nature, et celui issu du la circulation automobile sur route mouillée.
Sortie Macon, puis route des charollaises ( il y a des vaches partout qui imperturbables continuent leur mastication ou leur sieste sous la pluie...).
Fin du trajet dans le brouillard le plus total. Merci au GPS qui m'a amené sur la place du village. J'ai quand même du demander ma route finale à une autochtone vu que le lieu de rendez vous était en plein champs. Par temps clair il y a des grues qui servent de repère, mais dans le brouilllard...
Discussion avec un client né en février 50. On a finalement autant parlé de l'âge de la retraite que du boulot. C'est un fou de son métier, et il se demande déjà ce qu'il fera dans deux ans quand il ne viendra plus travailler tous les matins. Il est vrai que dans l'Allier, si tu n'est pas chasseur les distractions n'ont pas l'air de courir les chemins vicinaux. Même pour le vélo, c'est pas drôle, c'est tout plat.
Repas au Campanile de Moulins et visite d'un deuxième client, très jeune celui là, et qui est plein de projets de formation.
On devait faire avec ce site un chouette investissement en 2008. Pas de budget. Repoussé aux calendes Grecques. Tant pis pour lui. Il ne connaîtra pas la joie exaltante de mettre en oeuvre nos produits. Nouvelle direction Américaine. Pourquoi faire en France, ce que tu peux faire moins cher en Chine ou en Tchéquie. Raisonnement économiquement défendable, mais qui ne promet pas à l'Allier un grand essor.
Température au sol à Moulins, 16 ° et du soleil. Retour sur Lyon. Re pluie, sauf qu'en plus il faisait nuit et que les camions se suivaient cul à cul. Re embouteillages sur la rocade Est.
Arrivée finalement 18h45. 520 km au compteur.
Même pas pu admirer le paysage....

jeudi 8 novembre 2007

Brumes

Je me faisait la réflexion en remontant de Valence cette après midi par un temps splendide que décidément cette partie de l'année qui va de mi octobre à mi décembre est particulière. Elle sait alterner des journées splendides ou l'on peut profiter pleinement de la magnificence des couleurs de la végétation avec des journées de grisaille totale ou l'on voit à peine l'érable du fond du jardin. C'est vrai que quand il fait beau les couleurs des feuillages sont splendides. Elles vont du jaune vif au rouge vif en passant par toutes les nuances de brun. Un vrai régal pour les peintres si il y en a encore..
C'est la période de l'année ou nos anciens ont placé les cultes rendus aux défunts. Et on les comprend. Les jours raccourcissent, le froid arrive, la nature se dépouille et s'endort doucement. Je suppose que pour eux qui vivaient sans électricité et beaucoup plus prés de la terre, c'était complètement logique.
Nous continuons la tradition, et la tournée des cimetières de la Toussaint est l'occasion de se poser au moins une fois par an la question existentielle. C'est également un moment presque rituel pour échanger avec les oncles et tantes qui viennent sur place pour honorer ceux qui nous ont quitté et discuter le bout de gras avec ceux qui sont encore là.
Quelquefois on a l'impression qu'ils sont en repérage. Mais je suppose que dès le lendemain la pulsion de vie reprend le dessus et les petites querelles et autres chicanes familiales leur tiennent lieu de raison de vivre.
En tous les cas, les marchands de Chrysanthème sont aux anges, et les tombes sont fleuries sous le soleil ou dans la brume.
Puis d'ici quelques jours, les décorations de Noël vont réapparaître, et la fée électricité va gommer du paysage, au moins urbain, la nostalgie de ces journées d'automne.