jeudi 10 avril 2008

Impressions Vénitiennes.

L'eau, .... Elle est partout......, au pied des palais, entre les maisons, sous les ponts. Elle lèche toutes les bordures ou attendent des gondoles richement décorées. On l'a même vue un soir remonter sur la place Saint Marc par les bouches qui sont censées l'évacuer. C'est l'acque alte. Phénomène local . A Venise, ou tu vogues ou tu marches. On ne roule pas. Toute la ville ne vit que grâce à ce que lui amène des tas d'embarcations diverses et adaptées. Les bus sont des vaporettos,des motoscafo ou des motonaves. Encore des bateaux. C'est une ville gagnée sur la lagune d'où sont partis des marchands marins ou des marins marchands, sur des galères ou des voiliers fabriqués localement à l'arsenal, et dont ils ont fait la fortune.
La fortune entraîne la splendeur. Rien n'était trop beau pour cette république des doges. Des palais de partout, peints du sol au plafond par des artistes passés à la postérité et dont les noms sonnent à nos oreilles : Le Tintoret, Titien, Véronése...Certains étaient peintres officiels de la république. Ils ne travaillaient qu'à Venise ou ils sont quelquefois inhumés. C'était des mercenaires de la Peinture. Et que dire des sculpteurs ( Canova..), des orfèvres, des verriers dont Murano a gardé les traditions, des brodeuses de Burano, des architectes bien sur, mais aussi des mosaïstes qui se sont éclatés dans la basilique Saint Marc ou des horlogers de génie qui ont réalisé des mouvements merveilleux qui nous impressionnent encore aujourd'hui. Il ne doit pas exister de techniques de l'époque de son apogée ou Venise n'ait côtoyé l'excellence.
Venise transpire l'art, Venise est l'art...
Et l'Histoire... Elle est partout. On a couché dans la maison natale de Marco Polo ( ou au moins à son emplacement..). Tout ce que le monde compte de célébrités est passé par Venise. Proust, Turner, Byron, Chateaubriand, Goethe,Etc.. Wagner y est mème mort comme d'autres.. Vivaldi y a composé...
Venise ne se visite pas. Elle se flaire. Il faut se laisser porter par la ville, et c'est elle qui vous tire là ou elle pense qu'elle va vous surprendre.
Elle est riante et vivante le jour. Sombre et mystérieuse dès la nuit tombée. C'est une ville de contraste. Ombre et lumière . Beau et laid, richesse et pauvreté, douceur et violence, sainteté et débauche.. Canova et Casanova.
On en rêve encore plusieurs jours après l'avoir quittée.
Certaines images sont sans doute gravées à jamais dans nos mémoires.
Rajouter à tout cela une pincée d'accent Italien.
Arrivederci...