dimanche 24 février 2008

Reprise

Ce matin c'est décidé, je ressort le vélo de route. Le vrai au dire des spécialistes, quoique le VTT n'ai rien à lui envier à mon gout en terme d'effort.
Un petit coup de gonflage histoire que la bète soit plus souple, et hop en avant pour cette première virée depuis longtemps. Le temps est beau, pas trop frais ( 7 °), la gourde est pleine, et le gars, bien qu'un peu émoussé par la piscine de samedi matin ( surtout la papillon...), est prét.
Départ pianissimo. Allons bon, mauvaise surprise, j'avais compté sans ce petit vent de Sud Est ( tiens, bizarre comme vent..) qui va m'opposer une résistance farouche durant toute la première partie du parcours. Direction Vienne, les lignes droites pas marrantes, surtout avec le vent de 3/4 face, mais qui permettent de s'échauffer sans trop forcer. Ouf, voilà le sèchoir à Maïs. Direction à gauche toute aprés avoir laissé passer tous ces fadas qui vont on ne sait ou, mais qui y vont vite..
Ah, vive les petites routes. Direction Oytier. C'est moins beau qu'au printemps ou en été, et en plus ca sent nettement moins bon parce que les paysans du coin ont du asperger leurs terrains d'engrais.
Passage à Oytier ou deux jeunes vététistes me coupent le route sans un mot d'excuse. Encore deux qui n'ont jamais du apprendre les règles minimum du " vivre ensemble".
La cote qui mène à St. Georges est à l'abri du vent. Il y fait presque chaud. Je double un ancien qui monte sa forte corpulence à la ville sur un vélo plus typé utilitaire que loisir..Lui répond avec allegresse à mon bonjour ( une autre génération..).
Saint Georges est calme, pas l'agitation habituelle du Dimanche matin. Ils sont peut ètre tous au ski..
Direction Charantonnay, descente appréciée, et retour du vent dans la plaine, latéral cette fois, celui qui t'oblige à pédaler penché.
Je croise plusieurs groupes de 10 à 15 cyclistes, mélangés en age et en sexe. A l'intérieur, il y a ceux qui sont à l'aise, et puis il ya ceux dont on sent qu'ils souffrent pour s'accrocher.
Ce doit étre épuisant de ramer pour rester lié à un groupe un jour "sans".
Artas, nouvelle grimpette, la cuisse droite commence à se faire sentir. Il faut dire que la gauche, si je n'y fait pas attention n'en fout pas une rame. Souvenir d'une vieille entorse au genou, sans doute. Je décide de lui faire prendre le relais pour la cote. Heureuse surprise, j'ai maintenant le vent dans le dos et ça monte ( presque) tout seul.
Me voila rendu sur le plateau en un rien de temps. Ici c'est le bonheur. Descente quasiment jusqu'à Villefontaine à part un lèger faux plat dans Roche.
Arrivée par le tour de l'étang histoire d'eviter le boulevard, et retour au bercail.
On raccroche la bète, on enlève casque et gants, une bonne douche bien chaude, et récupération devant l'escapade gourmande de Petirenaud.
J'ai faim...

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